PRÉSIDENTIELLES DU 04 JUILLET : Des maires et des SG des communes disent « non »

Le fait accompli ne passe pas. Le chef d’Etat, Abdelkader Bensalah et les représentants de ce qui reste encore du pouvoir se dirigent droit vers l’impasse. Leur décision d’organiser une présidentielle le 4 juillet prochain, conformément aux dispositions de l’article 102 de la constitution, risque d’être nulle et non avenue.

Et pour cause, il n’y aura pas d’organisateurs et de superviseurs du rendez-vous. En effet, après le club des magistrats qui a refusé d’encadrer le scrutin, c’est au tour des maires et des secrétaires généraux (SG) des communes de se rebeller.

Ils rejettent publiquement l’ordre de l’administration leur demandant de procéder à la préparation de l’échéance électorale annoncée. En effet, plusieurs présidents d’APC tiennent tête à l’administration et aux walis qui la représentent au niveau local.

Dénonçant « un simulacre d’élection », des maires affirment qu’ils ne trahiront pas le mouvement populaire qui réclame, depuis le 22 février dernier, le départ du système et ses représentants.

Saisis officiellement par les walis en vue d’entamer les préparatifs de la prochaine élection, dont la révision exceptionnelle des listes électorales et la mobilisation des moyens pour l’organisation de ce rendez-vous, ils disent « non ».

Les déclarations dans ce sens se succèdent depuis dimanche dernier. Le premier à annoncer sa désobéissance est le président d’APC de Yakourene, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Dans une lettre rendue publique, ce dernier informe le wali de Tizi Ouzou qu’il ne répondra pas favorablement à sa demande.

Les maires du RCD annoncent la couleur

Le maire de Tinebdar (Bejaia) lui a emboité le pas, durant la même journée. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux, il affiche son choix de se soumettre à la volonté populaire, plutôt qu’à celle de l’administration. Le P/APC de M’Chedallah à l’est de la wilaya de Bouira a fait aussi de même.

Les maires du RCD ont annoncé aussi leur décision, comme ce fut le cas pour la présidentielle du 18 avril reportée, de boycotter le prochain rendez-vous. La désobéissance risque de prendre de l’ampleur dans les jours à venir.

On annonce même des concertations entres les élus à Alger et dans les 1500 communes que compte le pays en vue d’adopter une position commune de boycotter la prochaine présidentielle. En plus des maires, des secrétaires généraux de plusieurs communes de la wilaya de Bejaia, dont Sedouk, Beni Maouche, Bouhamza, Amalou…, annoncent aussi leur décision de s’aligner au mouvement populaire et de boycotter l’opération de préparation de la prochaine élection.

Massinissa Ikhlef

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

%d blogueurs aiment cette page :