RÉVOLUTION POPULAIRE EN MARCHE : Le vendredi du divorce avec Gaïd Salah

Ce vendredi est le 10e de la révolution populaire en marche pour le recouvrement de la dignité citoyenne, des droits de l’homme, du droit de fonder une nouvelle république démocratique. Spécificité de ce 10e vendredi : Des millions d’Algériens sont attendus dans les rues pour marquer la rupture du contrat de confiance qui liait le peuple avec l’état major de son armée qui a fini par décevoir tout le monde par ses tergiversations à concrétiser les revendications clairement exprimées.

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S’attendant à un raz de marée massif du peuple, le pouvoir ferme hermétiquement les portes de la capitale dans l’espoir de réduire considérablement l’impact de la mobilisation, en tentant d’empêcher le peuple d’atteindre la vitrine médiatique et politique du pays qu’est Alger. Des barrages filtrants de la gendarmerie sont devenus dès ce matin des murs bloquants. Aucune âme ne peut passer vers Alger. Et gare à celui qui ose se frotter au barrage vert de la gendarmerie. Le vice-président de la LADDH , Said Salhi, l’a appris à ses dépends. « On a été refoulés violemment d’Alger notre capital, on nous a dit d’aller marcher chez nous, notre drapeau national nous a été confisqué, on nous a fait descendre de la voiture de force, face à un dispositif impressionnant des forces anti-émeutes de la gendarmerie, ils nous ont violemment emmenés et collés à leur fourgon, écarté les jambes, sous des menaces, ils m’ont mis des menottes et forcé à faire demi tour. Malgré toutes les explications, et je leurs ai même dit que je suis vice président de la LADDH et que je connais bien les procédures, que nous sommes pacifiques, que c’est de leurs droits de fouiller la voiture, mais pas de nous interdire d’aller à la marche. Après un moment, ils nous ont relâchés et nous ont forcé à faire demi tour », raconte le responsable de la ligue des droits de l’homme.

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Les observateurs attendent aujourd’hui une mobilisation historique. Mais aussi une escalade dans le chapitre des revendications. Le chef d’état major, Ahmed Gaid Salah, jusque là épargné par les feux de la colère populaire, aura pour son grade. Sa velléité de se poser au cœur de l’action politique, sa volonté manifeste d’imposer,par la menace, sa fiche de route rejetée dans ses moindres détails par le peuple et sa propension à profiter du Hirak pour solder ses comptes personnels avec ses adversaires, ont fini exacerber les Algériens. Ces derniers l’inviteront à se cantonner dans sa caserne, libérer le champs politique et permettre un changement radical du système qui passe nécessairement par une transition assurée par des personnalités issues du Hirak et choisis selon des modalités arrêtés par ce même Hirak.

Arezki Lounis

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