Sortie de « Parkour (s) » de Fatma-Zohra Zamoum : Avant-première algéroise

 

Après beaucoup de difficultés, surtout financières, le film de Fatma-Zohra Zamoum est enfin prêt. Demain, mardi, il sera présenté en avant-première à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth, à 18h30.

« Parkour (s) » est une comédie dramatique qui raconte, selon la réalisatrice « la situation des jeunes et des femmes en Algérie à notre époque ».

Sur sa page facebook, Fatma-Zohra Zamoum précise : « En 2015, j’ai écrit un scénario intitulé RESET sur la situation des jeunes et des femmes en Algérie à notre époque et j’ai réussi à le tourner avec beaucoup de mal en début 2018 (sans financements institutionnels) mais avec la complicité d’acteurs, techniciens, sportifs et de quelques partenaires en production.
Aujourd’hui, le film est terminé, il s’appelle PARKOUR(S) et il résonne étrangement avec ce qui se passe en Algérie ».

Campé par une belle brochette de comédiens dont Adila Bendimered, Nadjia Laaraf, Abdelhamid Rabia, Rabea Soltani, Abdelrahim Bouarour, Loubna Boucheloukh, Mohamed Brik-Chaouche et d’autres encore, « Parkour (s) » est une « une histoire qui se passe en une seule journée autour d’un mariage. Tous les personnages convergent vers un lieu qui est la salle de mariage. Il y a la mariée, la chanteuse, une aide en cuisine, la famille de la mariée, le futur époux et puis un jeune qui fait du freerunning et qui est donc habitué à se déplacer de façon libre et sans limitation. La rencontre de tout ce monde va être bouleversée par l’arrivée de ce jeune homme », dévoilera la réalisatrice, ajoutant que c’est un film « plein de suspense, d’émotion et de surprises ».

Ecrivaine, scénariste, documentariste, réalisatrice et productrice, née le 19 janvier 1967 à Bordj Menaïel, Fatma-Zohra Zamoum, après un bac scientifique, choisit, en 1984, de s’inscrire à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA). En 1989, elle enchaîne avec des études en histoire de l’art et en cinéma à Paris-1 Sorbonne. Décrochant une licence en cinéma et un DEA en histoire de l’art, elle se lance dans un doctorat en esthétique, mais elle n’ira pas au bout, préférant commencer à faire des films. Entre 1993 et 1998, elle écrit des textes, organise des expositions et réalise des courts métrages avant de se tourner vers la fiction. Parmi les titres qui ont fait parler d’elle : « Azib Zamoum, une histoire de terres » (un documentaire fiction historique), « La pelote de laine » (court-métrage), plusieurs fois primé, « Le Docker noir, Sembène Ousmane » (documentaire), « Kedach Ethabni » (long métrage)…

Elle est également auteur de deux romans (« A tous ceux qui partent » et « Comment j’ai fumé tous mes livres ») et d’un ouvrage sur la peinture (« Le Vingtième Siècle dans la peinture algérienne »).

Kahina A.

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