Une Justice 2.0 pour une Algérie 2.0

Sacrée journée était celle d’hier le 22 avril 2019 pour nous tous.

Comme attendu, le semblant de conférence nationale en vue de l’installation d’une commission de gestion des élections a été un véritable fiasco. Ca n’aurait pas pu être autrement quand on sait que même l’initiateur et ses soutiens traditionnels, à savoir Bensalah ainsi que les chefs du FLN et du RND, ont brillé de leur absence à ce carnaval politique. C’est un autre camouflet pour le système et pour les vrais détenteurs de la décision, tapis dans l’ombre, qui n ‘arrêtent pas de manœuvrer pour faire dévier la révolution en marche dans le pays, et de son caractère pacifique et de son objectif principalqui est celui de dégager tout le système pour ouvrir une nouvelle page dans l’histoire politique de la nation. Battus mais pas abattus, ils n’arrêtent pas de provoquer et d’attaquer le peuple dans tout ce qui peut faire le socle de son unité et de sa solidarité. Avant le 20 avril, on a d’abord tenté de stigmatiser le drapeau Amazigh en le présentant comme le symbole de la division, car la nation ne peut reconnaître que l’emblème national et que les autres sont l’œuvre de la main étrangère. Il aurait fallu juste qu’ils en parlent pour voir tout le peuple Algérien, dans les quatre coins du pays, brandir ce drapeau amazigh et faire sienne la symbolique du 20 avril 1980 en le célébrant partout. Sous d’autres cieux, les dirigeants dignes d’un peuple comme le nôtre aurait applaudi et saluer son unité et sa solidarité.

Point de cela, le système ne cède pas et le pouvoir ne veut pas abdiquer. Il passe à un autre stade de manipulation et prépare la phase suivante de son opération de pollution de la révolution.

Non content de l’échec annoncé de sa conférence, il avait déjà concocté une autre perversion pour faire oublier sa déculottée. On s’attaque à la réussite, au leadership et à tout ce qui peut fédérer les forces vives de cette nation, qui peuvent « faire traverser la rivière » de la transition démocratique au pays. Après « les dégages orchestrés » contre des personnalités politiques de l’opposition (Dr Saadi, Tabou, Bouchachi…), on s’attaque au symbole de la réussite économique en Algérie, en dehors de la rente pétrolière bien sûr.Il n ‘est pas de notre volonté de vouloir disculper qui que ce soit de quoi que ce soit qu’il aurait peut-être fait durant son chemin d’homme d’affaire. Mais il est révoltant de voir réactivé « la justice de nuit » pour mettre en œuvre une opération d’humiliation et de discrédit vis à vis de Mr REBRAB et tout ce qu’il représente. Ce procédé est une signature propre au système, qui prouve encore que les tenants du pouvoir et leurs pratiques sont toujours en place.

Mr REBRAB est celui qui les a toujours tourmentés ces quinze dernières années. Il est la preuve vivante d’Algériens qui malgré l’adversité et les blocages continuent de croire dans les chances de ce pays de s’en sortir. Il représente l’espoir d’une Algérie conquérante capable de se projeter vers l’international. L’acquisition de son groupe d’une centaine de brevets de technologie de pointe notamment celui de la production de l’eau ultra-pure a fait de lui le meilleur ambassadeur de l’Algérie qui veut s’arrimer au train de la modernité et du développement. En somme il symbolise à lui seul tous les espoirs de la jeunesse algérienne en mouvement depuis le 22 février, qui ne veut plus tenter la ‘’ hargga’’ sur une embarcation de fortune, qui ne veut plus partir ailleurs et qui veut travailler dans son pays pour le développer.Le mettre sous mandat de dépôt est une tentative de semer le trouble et l’amalgame dans les esprits des Algériens, de rendre pareil le bourreau et sa victime, le corrompu rentier et le travailleur créateur de richesse….Le mettre sous mandat de dépôt est le signal le plus clair et le plus négatif que puisse transmettre ce pouvoir pour la révolution 2.0 du peuple. Le pouvoir veut niveler par le bas et semble nous dire que nous sommes tous pourris, tous corrompus. Il veut imposer son slogan de « GAA3 KIF KIF » pour contrecarrer le «YETNAHAW GAA3 » de la révolution.

Depuis le début du mouvement citoyen en cours, le pouvoir n’arrête pas de commettre bourde sur bourde et à accumuler les échecs dans tout ce qu’il entreprend contre le peuple et sa révolution. Leur obstination à vouloir imposer un calendrier politique pour sauver le système risque de se retourner contre eux. Ce n ‘est pas une justice de la vengeance et de règlement de comptes qui va convaincre le peuple du contraire. Nous n’avons jamais plaidé une Vendetta contre des oligarques qui ont prospéré sous la bienveillance des mêmes institutions qui font semblant de les juger. Nous voulons une transition de rupture avec l’actuel système pour établir un état civil et démocratique garant de l’Egalité des citoyens devant la loi. Ce droit s’appliquera même pour ceux qui sont jetés à la vindicte populaire par des forces occultes qui n’ont aucune légitimité de les juger. La justice d’un état de droit n’est pas un cirque où on expose des présumés coupable à une meute de préchauffés pour crier victoire. La justice que nous voulons est d’abord celle des juges indépendants, qui ne répondent pas aux instructions téléphoniques, qui garantissent le droit à la défense des présumés innocents pour faire éclater la vérité, toute la vérité, et ensuite appliquer la loi, et rien que la loi, dans toute sa rigueur.

Si nous voulons que notre belle et pacifique révolution 2.0 aboutisse à une Algérie 2.0, moderne et démocratique, telle que nous la souhaitons et la rêvons, nous devrions refouler et rejeter toute forme de sentiments, d’idées ou de volonté de vengeance, et plaider pour la mise en œuvre d’une justice 2.0 , équitable et indépendante , dans le cadre d’un état civil et démocratique .

Vive l’Algérie 2.0 Libre et démocratique.

Acherfouche Med Amziane

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