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BOUIRA : Toujours nombreuse, la foule scande : « l’Algérie : ni royaume ni caserne »

Une réponse, cinglante et définitive, a été apportée, aujourd’hui par la population de Bouira, au cours de la marche de ce 12éme vendredi et la première du mois de jeûne, aux contradictions et hésitations du chef d’Etat-major. La foule, comme à son habitude, a été nombreuse et déterminée malgré la chaleur et le carême.

Dés le début de la procession, place des martyrs, les marcheurs ont annoncé la couleur en scandant « Algérie : ni royaume ni caserne » et « Gaid-Salah dégage. » Ils apportèrent ainsi une réponse, on ne peut plus claire, au dernier discours du Général qualifiant ceux qui s’opposent à l’installation d’un régime milit aire « d’aventuriers. »

« Si aimer son pays et vouloir le libérer de la issaba (la mafia), alors, nous sommes tous des aventuriers » nous diront des citoyens qui essayaient d’organiser les carrés au lancement de la marche.

Les autres « responsables de façade » actuels ne sont pas oubliés par les manifestants : « Bedoui, Bensalah, Fenniche, Bouchareb » sont priés de dégager. Pour les citoyens, ce n’est pas à la issaba (la mafia) d’organiser des élections ; « makach intikhabat ya l3issabat. »

Sur une banderole, était écrit « l’Algérie n’est pas l’Egypte » et « Gaid-Salah ne sera pas Al Sissi, yetnahaw gaa » entend-t-on crier dans la foule.

Le slogan des démocrates de la marche du 10 Mai 1990 « djazair hurra démokratia » a eu la cote durant cette marche et les précédentes depuis le 22 février.

L’armée algérienne et la patrie ont été convoquées de si belle manière et voulues comme « dialna » (nôtres) par les marcheurs et ils le disaient si bien «blad baldna, djeich dialna wa El Gaid khan-na» (la patrie est la nôtre, l’armée est à nous et El Gaid nous a trahis.)

Slimane Chabane

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