Cherif Mellal met Tarek Arama dans de sales draps

Le président de la JSK a fait exploser une bombe dans le monde footballistique. Une conversation téléphonique entre lui et le patron du CSC, Tarek Arama, diffusée sur la page officielle du club et largement partagée sur les réseaux sociaux, dévoile une face scandaleuse du premier sport national.

Dans la conversation, le responsable du CSC révèle au président de la JSK que les dirigeants de l’USMA sont venus à Constantine avec des sommes d’argent pour corrompre les joueurs constantinois et lever le pied lors de la rencontre décisive. Il use d’un verbiage qui cache mal une attente pressante de largesse qu’il n’ose pas exprimer de façon directe à l’adresse de son interlocuteur. Cherif Mellal comprend les sous-entendus du dirigeant Constantinois. Alors, il lui suggère une motivation financière aux joueurs pour les prémunir de toute tentation de corruption et jouer le match dans les règles de l’art. le dirigeant du CSC se montre enthousiaste et encourage Cherif Mellal à aller dans cette direction.

L’entourage du club kabyle dit qu’une autre conversation où il est question de demande de 2,5 milliards formulée par les dirigeants du CSC au président de la JSK pour lui vendre le match sera incessamment rendue publique.

L’affaire a l’effet d’une bombe. Les autorités sont appelées à sévir. Le dirigeant du CSC est enfoncé jusqu’au cou dans l’affaire. Certains avancent que Mellal pourrait, aussi, être touché par le feu du scandale du fait qu’il a tenté d’influencer le match avec sa proposition de motiver une équipe tierce. L’entourage de ce dernier se défend. Pour lui, la motivation proposée par le président de la JSK ne tend pas à influencer le match mais à prémunir une équipe d’une tentative de corruption et à encourager des joueurs à respecter l’éthique et ne pas répondre aux sirènes des corrupteurs. L’objectif de la proposition de motivation est sain. Cherif Mellal voulait extraire le match de l’influence de la corruption. Son intention est de ne pas faire perdre l’USMA mais de voir un match joué en toute honnêteté.

Avant la diffusion de cette partie des conversations, le président du CSC avait nié en bloc avoir discuté avec Mellal avant le match de l’USMA, estimant que Mellal l’avait contacté à plusieurs reprises mais il avait toujours refusé de lui répondre.

Le règlement du championnat professionnel, dans son article 119, stipule que « toute prime offerte par une personne étrangère au club concerné est assimilée à une tentative d’influence sur le résultat du match, quel que soit le moyen utilisé. La personne impliquée et son équipe feront l’objet de mesures disciplinaires mentionnées dans le code pénal ».

Toute personne impliquée dans ce genre de contravention est pasible d’une condamnation ferme de deux ans de prison et une amende d’un (1) million de dinars à son club, selon l’article 81 du code pénal.

Abdelhamid Laibi

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