Crise politique : l’ONM appelle à une période de transition  

L’organisation nationale des moudjahidines (ONM) rejoint, enfin, l’opposition dans sa conception de la sortie de crise. Elle appelle ouvertement à une période de transition ne dépassant pas une année  qui sera conduite par une personnalité ou une instance.

Après la confirmation de l’impossible tenue de la présidentielle du 4 juillet prochain, l’organisation que préside Saïd Abadou sort de son mutisme pour faire, elle aussi, ses propositions en vue de trouver une solution à l’impasse politique actuelle.

Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, l’organisation appelle à la tenue d’une conférence nationale en vue d’élaborer « une feuille de route, à même de répondre aux revendications populaires dans les plus brefs délais et permettre aux institutions du pays de poursuivre normalement leur processus dans le cadre d’une vision nationale complémentaire ».

Cette conférence, explique la même source, sera le cadre « idoine permettant d’ouvrir un débat et d’approuver les étapes à entreprendre dans le cadre d’une vision nationale globale qui servirait de feuille de route à même de répondre, dans les plus brefs délais, aux revendications du peuple et de permettre aux institutions de l’État de poursuivre normalement leur fonctionnement ».

Dans ce sens, l’ONM fait des propositions. Elle suggère « le cautionnement ou l’élection d’une personnalité nationale ou d’une instance regroupant plusieurs personnalités qui supervisent la direction de l’étape de transition pour une durée maximale d’une année ».

Cette personnalité ou cette instance, ajoute la même source, doit, en plus de la supervision de la loi relative au régime électoral, conduire la période de transition, et ce à travers la formation d’une commission indépendante chargée de la supervision de toutes les étapes de l’élection.

L’organisation suggère aussi la mise en place d’un gouvernement technocrate par les dirigeants de la période de transition. « Ce gouvernement ne sera pas en droit d’avoir un lien direct avec le processus électoral. Mais il se chargera plutôt de la mise en place des différents moyens pour l’organisation de ces échéances », précise, toutefois l’ONM.

  Massinissa Ikhlef 

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