Face à la dictature militaire qui s’installe : L’heure de vérité a sonné

Le régime politique Algérien quitte le costard et le mocassin pour filer le treillis et la godasse. L’Algérie vire doucement vers la dictature militaire pure et dure. Après les discours mi-piment mi-poivron des premiers jours, Ahmed Gaïd Salah s’est lancé carrément dans la menace et l’exclusion avant qu’il arrive enfin à la répression.

Le drame est que certains pseudo intellectuels, une certaine presse et quelques carriéristes, « amateurs des garde-à-vous politiques » pour reprendre l’expression de Said Sadi,  continuent de cultiver l’espoir de voir le militaire comme un majordome qui leur assurera le service de la république. Pourtant le signes de la dérive totalitaire sont là et les alertes politiques ne manquent pas. L’arrestation-spectacle du créateur de richesses Issad Rebrab , le rapt judiciaire de la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune – on ne peut qualifier autrement la convocation d’un citoyen en tant que témoin pour le retenir comme prisonnier –  et le réquisitoire acerbe de la revue « El Djeich » contre tout ce peuple qui rejette sa mécanique de remise en scelle du régime finissant, n’ont pas pu, hélas, détacher certains museaux des mangeoires.

Très tôt, l’opposition démocratique a alerté l’opinion publique des risques de mettre les œufs de la révolution dans la besace du militaire surtout que son plan de guerre contre les libertés est net et précis dès le premier pas. Ses discours maintes fois replâtrés l’ont trahi.  Le président du RCD, Mohcine Belabbas, a dès la première montée de Gaïd Salah sur la barricade de la révolution, révélé que « le chef d’état major a l’intention de substituer  à la phase transitoire, réclamée par le peuple, une phase trompeuse avec une justice spectacle, sélective et revancharde ». Les jours ont fini par lui donner entièrement raison.

Maintenant que les dès de la dictature sont jetés et la messe de la répression dite, le peuple et ses élites doivent s’organiser, renforcer la mobilisation et lancer les débats nécessaires pour contrer les vents du militarisme qui soufflent sur la révolution citoyenne pacifique. Aucune tergiversation n’est permise. Aucune position grise n’est tolérée. Le temps des acrobaties politiciennes sur deux cordes est révolu. L’heure de la décantation a sonné. Et ce 12e vendredi de la révolution citoyenne est un test majeur et une occasion de donner ce verdict populaire final aux promoteurs de l’ordre totalitaire : La révolution démocratique est perenne, incessible, inviolable et dotée d’une volonté anti-vol.

Moussa T

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