Le maire RCD de Fénaïa donne au wali de Béjaïa une leçon sur « le respect réciproque »

Le maire RCD de Fenaïa, Farid Bali, corrige vertement le wali de béjaïa pour son manque d’égards envers les présents à une réunion que ce dernier a programmé pour examiner une étude sur la déchetterie projetée au niveau de la zone industrielle de Fénaïa et qu’un BET devrait présenter.

De l’avis de l’édile de Fénaïa la rencontre « ne fut qu’un tutti frutti de désordre! Une mascarade au titre peu élogieux mais qui colle à la peau de certains sans incommodité ! ».

Le maire Farid Bali sermonne le wali pour son retard injustifié de plus de deux heures, sans même demander des excuses. Sans la moindre tempérance, l’élu rappelle au commis de l’Etat qu’ « être en retard ne trahit pas un manque de temps, mais un manque d’égards». Mieux encore, le maire de Fénaïa très soucieux des mœurs « de réciprocité de respect omnidirectionnel » , quitte la table juste à l’entame du speech du wali.

Le maire de Fénaïa, qui relate dans un post-déclaration cette passe d’armes spéciale, se pose des questions sur la présence à la réunion d’une entreprise française, leader en son domaine, en compagnie d’une entreprise Algérienne alors que l’étude n’est même pas entérinée et l’appel d’offre national ou international, s’il y en a un, n’est jamais connu de ses services municipaux. « Nous sommes en droit de nous poser certaines questions quant à la transparence dans la gestion des deniers publics: y a-t-il eu un avis d’appel d’offres international ou national ? Comment ces entreprises se retrouveraient détentrices du marché de fourniture d’équipements avant même l’approbation de l’étude? », se demande Farid Bali qui n’omet pas de souligner « l’opacité qui entourerait l’octroi d’assiettes de terrain au profit des uns ou des autres ». « Cela mériterait bien que la justice apporte des éclaircissements afin de préserver les intérêts de l’État », recommande le maire de Fénaïa qui se dit prêt à se porter volontiers partie civile « quand un projet implanté sur le territoire de ma commune ferait l’objet d’un octroi douteux ! ».

Nadia Mehir

Aujourd’hui s’est tenue une réunion au siège de la wilaya, à la demande du wali de Béjaia, pour qu’un BET puisse présenter son étude quant à la déchèterie projetée au niveau de la zone industrielle de Fénaia – El-kseur.

À la surprise générale, cette rencontre professionnelle ne fut qu’un tutti frutti de désordre! Une mascarade au titre peu élogieux mais qui colle à la peau de certains sans incommodité ! Après plus de deux heures d’attente non justifiées, le wali a enfin daigné montrer le bout de son nez et a présidé la réunion ; malencontreusement sans même un peu de considération envers tous les présents pour qui le temps reste une denrée rare! Perché sur son estrade, a-t-il oublié que la « courtoisie de bouche vaut beaucoup, et ne coûte guère ?»

Sur une note de vertu morale, jointe à la stridence de cet impair, ma réplique n’a connu nulle tempérance et lui a fait rappeler qu’ « être en retard ne trahit pas un manque de temps, mais un manque d’égards», et à mon tour, j’ai appliqué la juste réciprocité du respect omnidirectionnel et j’ai quitté les lieux à son entame.

Comme le débat est béant, continuons à secouer le cocotier pour plus de péchés capitaux !

L’honnêteté est une question de réponse M. le wali, aussi nous aimerions comprendre prestement comment, pour vous, une entreprise française présentée comme leader dans la fourniture d’équipements de gestion de déchets était présente en sus d’une autre entreprise algérienne?

Nous sommes en droit de nous poser certaines questions quant à la transparence dans la gestion des deniers publics: y a-t-il eu un avis d’appel d’offres international ou national ? Comment ces entreprises se retrouveraient détentrices du marché de fourniture d’équipements avant même l’approbation de l’étude?

Sans omettre, l’opacité qui entourerait l’octroi d’assiettes de terrain au profit des uns ou des autres; et cela mériterait bien que la justice apporte des éclaircissements afin de préserver les intérêts de l’État.

D’ailleurs, je me porterai volontiers partie civile quand un projet implanté sur le territoire de ma commune ferait l’objet d’un octroi douteux ! Loin des fausses vertus rapiécées, nous préférons cheminer sur les traces de Benjamin Franklin et d’avoir comme seuls compagnons l’honnêteté et le travail.

Farid Bali, Maire RCD de Fénaïa.
Lundi 20 Mai 2019.

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