Le drapeau Amazigh frontalement attaqué : Le dérapage de trop de Gaïd Salah

Le discours du chef d’état major de l’armée est très dangereux. Il tend à dresser une partie du peuple contre une autre. En pointant du doigt, sans les nommer, les jeunes qui brandissent l’emblème amazigh comme étant porteurs de plans suspects, Gaïd Slah veut créer un schisme social dans les rangs du mouvement populaire. Cette façon d’approcher le problème met l’armée dans une posture très critique. Elle risque de mener vers des dérapages très graves.

« il est préférable que les marches se caractérisent par un niveau raisonnable et suffisant d’organisation et d’encadrement efficace pour faire émerger de vrais représentants qui se distinguent par leur sincérité et intégrité pour transmettre les revendications légitimes de ces marches, en leur évitant toute forme d’anarchie et de tomber dans le piège de l’infiltration par des individus ayant des plans suspects qui utilisent ses manifestations comme un portail pour scander leurs slogans et brandir leurs bannières, et une passerelle pour transmettre certaines revendications irrationnelles, telle que l’exigence du départ collectif de tous les cadres de l’Etat, sous prétexte qu’ils représentent les symboles du système ».

Les mots sont assassins et lourds de conséquence. Et ce n’est pas la première fois que le chef de l’armée évoque cette question de l’emblème amazigh qui le dérange trop. Dans des discours précédents, il a fait référence plusieurs fois au drapeau national pour signifier son refus de voir l’emblème amazigh brandi dans les marches. D’ailleurs ses attaques à peine voilées ont été suivies le lendemain par une chasse sans précédent au drapeau amazigh.

Arezki Lounis

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