Mort de Kamel Eddine Fekhar : les réactions des progressistes

La mort de Kamel Eddine Fekhar  a soulevé des réactions de dénonciation du « crime préparé », chez les progressistes.

Le président du RCD, Mohcine Belabbas,a jugé qu’il  est temps de rétablir les vérités et de rendre justice, après s’être posé une multitude de questions : « Combien de morts faudra-t-il encore enregistrer avant que les dirigeants de notre pays comprennent que les conflits politiques et les différences d’opinions ne se traitent pas par l’acharnement judiciaire, la répression et/ou la violence armée? Combien de femmes faudra-t-il encore rendre veuves pour que les dirigeants civiles et militaires comprennent qu’il faudra instaurer la liberté et la démocratie pour nous tous? Combien d’enfants faudra-t-il encore rendre orphelins pour que les tenants du système en place comprennent qu’il est temps de restaurer la vraie paix dans ce pays par l’acceptation de tous les algériens « dans toute leurs singularités » et l’instauration du vivre ensemble entre nous tous? ».

Quand à Said Sadi, la mort de Kemel Eddine Fekhar n’est ni un accident ni un hasard.« Il faudra se rappeler qu’elle est la conséquence d’une gestion inique et archaïque qui a déjà fait trop de victimes innocentes et qui ne manquera pas d’en faire encore si elle venait à se perpétuer », dit Said Sadi qui ajoute que « c’est parce que des hommes comme le docteur Fekhar se sont levés les mains nues contre l’arbitraire que des jeunes ont pu trouver matière à se battre pour leur avenir ».

La députée et militante des droits de l’homme, Maitre Fetta Sadat, juge qu’« Il est urgent de mettre fin aux agissements d un régime totalitaire et autiste qui a fait de la violation des droits humains et de la confiscation des libertés individuelles et collectives un pilier majeur de son système de gouvernance » . Pour l’avocate des causes justes, « ce système œuvre pour sa pérennité usant de dénis, spoliation de la souveraineté populaire et manœuvres de tous genres ». Tout en estimant qu’« il est impératif de libérer tous les prisonniers d’opinion, garantie d une transition de rupture à caractère pacifique et démocratique», Maitre Fetta Sadat affirme que  « Le départ inconditionnel d’un système qui laisse croupir en prison des Algériens jusqu’à ce que mort s’ensuive est une priorité majeure qui engage la survie de la nation ».

Nadia Mehir

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