Affaire judiciaire de Tahkout : Le procureur de la république donne les détails

45 personnes impliquées dans plusieurs crimes sont concernées par une enquête judiciaire ouverte près le tribunal de Sidi M’hamed. Le panel des justiciables comporte l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, son fils, ses deux frères, de 38 fonctionnaires d’administrations publiques et de services ministériels ainsi que de trois salariés du groupe Tahkout. Dix neuf d’entre eux ont été mis sous mandat dépôt, sept sous contrôle judiciaire et dix neufs autres en liberté provisoire, détaille un communiqué de l’institution judiciaire signé et diffusé,  aujourd’hui mardi,  par le procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed,  Fayçal Bendaas.

Les personnes poursuivies doivent répondre des délits de « blanchiment d’argent, détournement de biens produits de revenus criminels de corruption en vue de dissimuler leur origine illicite à la faveur d’un groupe de malfaiteurs, incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle ou supposée dans le but de bénéficier de privilèges indus, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques soumises au droit public, d’entreprises économiques publiques, d’établissements à caractères industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et de transactions en vue d’augmenter les prix et de modifier en leur faveur la qualité de la matière, des services et de l’approvisionnement », précise la source judiciaire.

Les autres chefs d’inculpation retenus contre ces prévenus concernent « dilapidation de deniers publics, la mauvaise exploitation délibérée de la fonction dans le but de fournir des avantages indues à autrui en violation des lois et règlements, conflit d’intérêts avec violation des procédures en vigueur des marchés publics basés sur les règles de transparence, la concurrence honnête et objective, pour signer des contrats et établir des transactions et avenants contraires à la réglementation en vue de fournir des avantages injustifiées à autrui, participation au bénéfice du pouvoir et de l’influence d’agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques soumises au droit public, d’entreprises économiques, d’EPIC lors de la signature de contrats et transactions en vue d’augmenter les prix et de modifier en leur faveur la qualité de la matière, des services et de l’approvisionnement ».

Un  ancien Premier ministre, deux ministres, un ministre en poste actuellement, cinq ex-walis et deux walis toujours en fonction, et compte tenu de leur fonction au moment des faits, ont vu une partie de leur dossiers transférée au parquet général près  la cour d’Alger pour « prendre les mesures adéquates à leur égard ».

Arezki Lounis

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