- Advertisement -

Dans un discours d’un chef d’État, Gaïd Salah fait le procès de la politique judiciaire et économique de Bouteflika

C’est en homme politique que le chef d’état major s’est adressée, ce lundi 17 juin,  aux officiers et cadres de la 3e région militaire. Son speech n’est plus une orientation militaire ou un point sur la situation de l’institution qu’il dirige mais une critique acerbe de la politique judiciaire désastreuse suivie par les différents gouvernements ayant officier sous Bouteflika et une note sur la politique économique engagée jusque là. Deux domaines qui sont à mille lieues des limites que lui fixe la constitution qu’il chérit.

« Il y a lieu d’affirmer encore une fois la détermination de l’institution militaire à accompagner la justice, avec une ferme conviction et un sens élevé du devoir, ainsi que de la protéger de façon à lui permettre d’exécuter convenablement ses missions et s’acquitter judicieusement de son rôle de moralisateur, en déterrant tous les dossiers et en les traitant en toute équité quelles que soient les circonstances, de façon à faire comparaitre devant la justice tous les corrompus quels que soient leur fonction ou leur rang social », dit le chef d’état major.

« La lutte contre la corruption n’admet aucune limite et qu’aucune exception ne sera faite à quiconque, cette voie sera celle que l’institution militaire veillera à entreprendre avec détermination, posant ainsi les jalons de l’affranchissement de l’Algérie du vice de la corruption et des corrupteurs avant la tenue des prochaines élections présidentielles », ajoute Gaid Salah.

Gaïd Salah fait le procès de la politique judiciaire poursuivie jusque là en affirmant que « ce qu’on appelait à l’époque réforme de la justice n’était malheureusement que des paroles en l’air et des réformes creuses qui, bien au contraire, ont encouragé les corrompus à persister dans leurs méfaits et ont été parrainés pour empiéter les droits du peuple et enfreindre les lois délibérément sans crainte et sans aucune conscience ».

Le Général de Corps d’Armée a souligné que tous les indices confirment que la crise économique que traverse notre pays est due, en premier lieu, à la mauvaise gestion de la part de quelques responsables qui ont bafoué le devoir et le sens de l’engagement et de la responsabilité dont ils sont tenus de porter le fardeau.

 « Il s’avère maintenant que la cause fondamentale de la crise économique dont souffre notre pays est un problème de gestion en premier lieu, à savoir que les deniers publics étaient pour certains gestionnaires, de l’argent commun, voire permis, où ils se servaient à volonté quand ils voulaient en toute impunité et sans contrôle ou considération envers le poids de la responsabilité dont ils portent le fardeau », dit en substance.

Pour le premier responsable de l’Armée, cette gestion illégale  « a permis de créer des projets stériles et sans intérêts réels pour l’économie nationale. Ils ont été octroyés de manière sélective, et à des montants astronomiques sous forme de crédits, ce qui a perturbé la cadence du développement en Algérie. Ces pratiques viciées et immorales sont en parfaite contradiction avec la teneur des discours hypocrites de ceux qui les tenaient».

Abdelhamid Laibi

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d bloggers like this: