Festival D’El Harrach,nouvelle réalisation du nouveau Maître d’Alger

L’enceinte de l’historique et tristement célébrissime maison carcérale d’El Harrache vient d’être transformée en un « hot » lieu de l’ « inculture politique algérienne ». Un festival y est institué par la cour suprême sous le haut patronage de » l’élu du peuple à la retraite militaire » , » condamné populaire à dégager » et » Chef d’état major de la misère Nationale » , titres acquis après sa performance politique de ces deux derniers mois. L’ « Os- Quart d’Homme Politique » ,équivalent de l’oscar au cinéma, est le trophée du festival qui sacrera l’élu qui aurait le plus maltraité les algériens pendant l’exercice de ses fonctions au sommet de l’Etat. Comme à l’accoutumée, les nominés au sacre ne sont autres que les « privilégiés » du système à l’exemple du tandem Ouyahia -Sellal du collège du premier ministère, d’Amara Benyounes du collège des ministères et de l’inculte Haddad du Collège Supérieur de la Finance et de la Francophonie en attendant bien sure les autres candidatures.

La concurrence promet d’être rude tant la course engage des « cons- pétences » avérées dans les différentes épreuves de ce « con -cours ». Le barème de notation prend en compte le degré , l’intensité et la gravité du préjudice causé au peuple et à la patrie. Les pronostics se révèles compliqués . Et pour cause, les uns et les autres y ont excellé . Aux « miseurs », voici quelques indices:

1-Ouyahia excelle dans l’étalage de faux chiffres siphonnés, la ponction sur salaire des moins nantis des algériens et dans la frustration des algériens de leur droit à un dessert, soit-il un yaourt .

2- Sellal imbattable dans les arts dramatiques. Un excellent comédien qui ,par un geste ou un mot ,sait mieux que quiconque frustrer un pauvre, insulter une région ou dilapider un bien public. Connu pour son néologisme « fakakir ».

3 Amara Ben Younès excelle ,quant à lui, dans le retournement politique et financier .Il se distingue par la haine du père dans son éternel solo « inaal bou » de tout un peuple.

4- Le figurant Ali Haddad sait voler un sourire à un inhumain qui n’en a jamais connu et en plein cimetière. Il ravit la vedette à tout prétendant à la maîtrise de la langue de Molière sans avoir été à l’école.

Cependant, le favori de tous manque à la liste car « interdit » de participation ,pourtant tant attendue par le peuple, par sa fonction actuelle tout comme certaines candidatures d’ailleurs.

Les indices ci-dessus n’engagent que l’auteur de cette chronique et le jury est libre dans ses délibérations conformément aux ordres qui lui seront dictés d’en haut. En attendant l’issue du l’événement, le peuple après une séance de jet de pierres sur les véhicules transportant les « vedettes appelées en arabe algériens serraqines », a marché le lendemain pour réaffirmer son refus du théâtre, du cinéma et de tout autre carnaval ou festival du pouvoir jusqu’à l’avènement de la République dont il a été spolié depuis l’indépendance en 1962.

Kamel Aidli

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