Gaid Salah met à exécution sa menace : des dizaines d’arrestations à Alger et des drapeaux amazighs confisqués

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La menace du chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, détenteur du pouvoir réel, contre le drapeau amazigh est mise à exécution ce matin à Alger. Un déploiement massif de policiers, en civil et en uniforme, a été remarqué dans les rue de la capitale et au niveau de tous les accès vers le centre ville.

Mission : chasse au drapeau bleu-vert-jaune. Les agents de police, instruits visiblement d’appliquer à la lettre la décision étrange et anticonstitutionnelle du premier militaire du pays, ont procédé, selon plusieurs témoins, à des arrestations musclées de toutes les personnes ayant brandi l’emblème symbolique de l’identité nord-africaine.

« Des policiers recourent à la fouille systématique des manifestants à la recherche du drapeau Amazigh. Des fourgons cellulaires étaient préparés pour embarquer toute personne qui oppose une résistance », témoigne un manifestant présent au niveau de la Grande Poste.

Pour le député du RCD, Atmane Mazouz, cette brutalité policière est une preuve de la panique qui s’est emparée « de Gaïd Salah » et des résidus de la bande au pouvoir. « La brutalité avec laquelle s’acharne la police à interdire tout emblème amazigh dans les rues d’Alger renseigne sur la panique qui s’empare chaque jour de Gaïd Salah et des résidus de la bande au pouvoir. La détermination du peuple algérien est inébranlable et quelles que soient les tentatives de divisions et d’instrumentalisations des fondements et repères historiques du peuple algérien, la victoire sera certaine contre un système pourri et voyou », écrit-il sur sa page Facebook.

Cette brutalité policière a provoqué, contrairement à l’objectif visé par l’ordonnateur, une importante solidarité des manifestants qui dénoncent, à travers des slogans, le chef d’état-major de l’ANP. « Les Algériens sont des frères et Gaïd Salah est avec les traitres » et « pour un état civil et non pas militaire », scandent les premiers manifestants qui se sont rassemblés au niveau de la place Audin et de la Grande poste.

Massinissa Ikhlef

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