Ils seront présentés devant le procureur dimanche : Des dizaines de citoyens sont dans les geôles du régime

L’Etat du non droit se confirme de jour en jour. Les institutions de l’Etat se mettent au garde-à-vous quand le chef de l’armée donne des instructions, quand bien même ces dernières sont illégales. Ainsi, les services de sécurité ont procédé aujourd’hui à une vague d’arrestations de citoyens qui ont osé défier l’absurdité du chef d’état major en brandissant les drapeaux amazighs.

Les manifestants arrêtés ne seront pas libérés à la fin des manifestations comme fut de coutume jusque là. Les officiers de police des différents commissariats approchés par des cadres du RCD pour obtenir la libération des détenus ont fait savoir que ces derniers seront maintenus en détention jusqu’à dimanche matin pour être ensuite présentés devant le procureur de la république. Le délit retenu contre ces détenus est le fait d’être en possession de l’emblème transnational amazigh. Rien que ça.

Il n’est pas nécessaire d’être juriste pour savoir que porter un emblème d’identité, d’une région ou même d’un club de foot n’est pas un acte de guerre ni une atteinte à la stabilité d’un pays. Les institutions sécuritaires sur ordre du nouveau maitre d’Alger, pressé d’installer un régime politico-militaire à sa solde, ont procédé à des détentions arbitraires et enclenché une procédure judiciaire sur un délit qui n’est prévu nulle part dans les canons. C’est une atteinte grave à la liberté d’expression et de manifestation pacifique.

Les détenus qui passeront ces deux jours dans les geôles du régime militaire se comptent par dizaines. Parmi eux beaucoup de militants RCD.

Arezki Lounis

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