La LADDH dénonce une exégèse non prévue par la constitution

La LADDH dénonce le Conseil constitutionnel qui « s’arroge une exégèse non prévue par la constitution: le prolongement du mandat du chef de l’état alors rejeté par la rue, en lui accordant encore le pouvoir de re-convoquer le corps électoral pour une autre élection présidentielle, Alors que la constitution actuelle n’offre aucune solution ».

L’organisation militante estime que « Le système qui s’entête à inventer des artifices au nom d’une constitution viciée et rédhibitoire, à pris le choix de prolonger la crise et d’ajourner la solution, au lieu d’aller vers une transition politique négociée avec le peuple pour l’avènement de la nouvelle république ».

La ligue des droits de l’homme plaide pour une « période de transition, en rupture avec le système et ses symboles, de revoir les lois liberticides et la constitution actuelle » car, selon elle, «  il s’agit d’une crise profonde de système crisogène et cyclique ». Elle appelle le pouvoir réel à « un dialogue sérieux et franc autours de l’impératif de la refondation démocratique et sociale vers la république des droits et libertés, des droits humains, de l’égalité et la plénitude citoyenne, de la justice sociale et du vivre ensemble dans la diversité et le respect de l’autre ».

Arezki Lounis

Communiqué de la LADDH.

Le conseil constitutionnel, sans grande surprise, vient d’annoncer le report des élections présidentielles prévue pour le 04 juillet 2019, à travers un communiqué qui conforte en fait, dans son contenu l’offre du pouvoir réel incarné par le chef de l’état major, il annonce clairement sa nouvelle feuille de route toujours dans le cadre constitutionnel et pour seul objectif: l’organisation des élections présidentielles à tout prix.
Face à la détermination du mouvement populaire qui a mis en échec tous ces plans, le système s’entête encore à maintenir son offre et s’oppose à toute transition politique, pourtant, seule solution à même de permettre le passage à une nouvelle république civile, démocratique et sociale.

Le conseil constitutionnel tout en prenant acte de l’impossibilité d’organiser ces élections, s’arroge une exégèse non prévue par la constitution: le prolongement du mandat du chef de l’état alors rejeté par la rue, en lui accordant encore le pouvoir de re-convoquer le corps électoral pour une autre élection présidentielle, Alors que la constitution actuelle n’offre aucune solution.

Le système qui s’entête à inventer des artifices au nom d’une constitution viciée et rédhibitoire, à pris le choix de prolonger la crise et d’ajourner la solution, au lieu d’aller vers une transition politique négociée avec le peuple pour l’avènement de la nouvelle république.
Car il s’agit d’une crise profond de système crisogene et cyclique, avant le retour à toute élection qui doit en finalité permettre l’expression de la volonté populaire, l’authenticité démocratique et la stabilité politique, il est important à travers une période de transition, en rupture avec le système et ses symboles, de revoir les lois liberticides et la constitution actuelle.

Tout en appelant à la poursuite de la mobilisation pacifique jusqu’à la victoire, la LADDH réitère son appel à l’adresse du pouvoir réel pour se ressaisir et ouvrir un dialogue sérieux et franc autours de l’impératif de la refondation démocratique et sociale vers la république des droits et libertés, des droits humains, de l’égalité et la plénitude citoyenne, de la justice sociale et du vivre ensemble dans la diversité et le respect de l’autre.

Ce dialogue doit être précédé par des mesures en signe de bonne volonté, il s’agit de:
-La libération de l’ensemble des détenus d’opinion.
-Établir la vérité et rendre justice à feu Kamel Eddine Fekhar paix à son âme.
-L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires et l’harcellement à l’encontre des militant-e-s, des journalistes.
– Respect des libertés publiques et démocratiques; de manifestations pacifiques et réunions publiques.

P/la LADDH
Le 02 juin 2019.
Said SALHI vice président LADDH.

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