La répression contre les amazighs s’intensifie

La répression décidée en haut lieu du pouvoir réel continue. Aujourd’hui, deux étudiants portant des drapeaux amazighs sont arrêtés à Alger et présentés devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed qui les a mis sous mandat de dépôt. Il s’agit de Aimad Djilali et Ilyas Saradouni.A Taddart Oufella, dans la commune de Béni Douala, des unités de la police font le siège du village pour empêcher la tenue d’un gala en hommage au rebelle Matoub Lounes, selon une activiste amazighe.

Du coté de la résistance et de la mobilisation en faveur de la libération des détenus amazighs, des marches d’étudiants ont lieu à Boumerdes, Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa pour exiger la mise en libertés des jeunes détenus à la prison d’El Harrach.

Au village d’El Azib, commune de Naciria dans la wilaya de Boumerdes, c’est une autre marche qui a été organisée aujourd’hui en solidarité avec Bilal Bacha, président de l’association Arrach n Laâzib, et les autres détenus. Plusieurs associations de la wilaya de Boumerdes ont signé une pétition pour exiger la libération des détenu et la cessation de la répression des manifestants.

A Haizer, au nord de la wilaya de Bouira, la mobilisation ne faiblit pas. Après la marche d’hier vers la cour de justice et la grève générale, la population multiplie les assemblée générales au niveau du chef lieu communal pour explorer les voies et moyens d’obtenir les trois détenus de la commune. Hier soir, la population a convenu de la mise en place d’une instance de coordination et de suivi de l’affaire, une grève générale pour aujourd’hui et le renforcement de la marche des étudiants. Ce mardi soir, une autre assemblée générale plus élargie a encore eu lieu au chef lieu de la commune de Haizer pour évaluer les actions entreprises et décider des suites d’actions à mettre en marche.

Nadia Mehir

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