Le peuple Algérien rejette l’offre de dialogue et réclame un départ rapide de Gaïd Salah et Bensalah

Le peuple Algérien est sorti par millions dans tout le pays pour le 16e vendredi de suite pour exprimer sa volonté d’aller vers une période de transition constituante d’une nouvelle république. Dans toutes les villes du pays, les citoyens ont opposé un niet catégorique à l’offre de dialogue présentée la veille par Abdelkader Bensalah.

A Alger, la présence massive des forces de police dans les rues et placettes et la répression habituelle des premières heures de la matinée n’ont pas empêché des centaines de milliers de manifestants pacifiques de prendre possession de la Cité des Zirides. Dans tous les boulevards qui mènent à la grande poste, les manifestants réclament le départ de Gaïd Salah, Abdelkader Bensalah et Nordine Bedoui. L’option des présidentielles est franchement rejetée en l’inscrivant comme position populaire ferme et non négociable sur plusieurs pancartes.

Lors de la manifestation, plusieurs personnalités nationales de l’opposition, habituées à vendredir, telles que Mohcine Belabbas qui a appelé la veille à occuper massivement la rue, Karim Tabou , Mustapha Bouchachi , Drifa Ben Mhidi et Louisette Ighil Lahriz ont battu le pavé Algérois à coté de leurs concitoyens.

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Le président du RCD, ce 16e vendredi à Alger

Durant les premières heures de cette journée, plusieurs manifestants dont des militants du RCD sont arrêtés au niveau de la grande poste. La trémie du Boulevard Hassiba Ben Bouali, le tunnel des facultés et le parvis de la Grande Poste ont été fermés par des forces anti-émeutes.

Dans d’autres villes du pays comme Constantine, Annaba, El Taref, Setif, Béjaïa, Tlemcen, Oran, Chlef, Mostaganem, … , la mobilisation massive des citoyens est restée intacte. Toutes les campagnes de sape, d’intox et de démoralisation opérées sur les réseaux sociaux par l’armée électronique du régime n’ont pas eu d’effet. Le discours du chef de l’Etat diffusé en différé sur la chaine publique a même boosté la mobilisation populaire en faveur du changement radical du régime. L’offre de dialogue et l’annonce du maintien du chef de l’Etat à son poste sont perçues par le peuple Algérien sorti en masse dans la rue comme une provocation et un défi honteux à la volonté populaire.

Arezki Lounis

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