Le RCD estime qu’aucun compromis n’est possible sur l’objectif de la construction d’un État de droit

Le RCD plaide pour une justice indépendante qui doit être le cœur et le moteur du nouvel édifice institutionnel. Il estime , par ailleurs, qu’il n’y a pas de compromis possible sur l’objectif de la construction d’ un État de droit.

« La voie qui mène vers la république exemplaire peut prendre des chemins tortueux mais elle ne peut se suffire d’une justice sélective. Dans le nouveau contrat social que notre peuple finira par imposer, dans la paix, avec ses partis et ses organisations, l’indépendance effective de la justice constitue le cœur et le moteur du nouvel édifice institutionnel », estime le RCD dans un communiqué qui sanctionne la réunion de son secrétariat national, tenue hier vendredi 14 juin.

« Ceux qui découvrent le dialogue inclusif et le compromis comme moyens idoines de résoudre les crises doivent savoir que les compromis ne s’opèrent pas sur l’objectif: l’édification pérenne d’un Etat de droit. Par contre les compromis sur les mécanismes et les délais ne sont pas possibles tant que les libertés publiques sont tributaires des calculs du pouvoir de fait », clarifie le parti de Mohcine Belabbas qui estime que « La libération des détenus d’opinion, la restriction de la détention préventive à la seule nécessité de la manifestation de la vérité, la cessation des interpellations de citoyens anonymes pour le seul fait qu’ils “sont soupçonnés de participer à une marche”, la levée de l’encerclement de la capitale participent de mesures d’apaisements incontournables ».

Commentant la vague d’arrestations qui a touché quelques oligarques et pontes du régime maffieux, le RCD précise que « les auditions par la justice des membres des exécutifs successifs qui ont sévi sous le règne du chef de l’Etat déchu et les charges graves qui pèsent sur la plupart d’entre eux démontrent que le pays a été longtemps livré à une faune de prédateurs apatrides sans foi ni loi ».

Par ailleurs, le RCD « qui s’incline devant la mémoire des 126 jeunes assassinés par les gendarmes en 2001 dans la région de Kabylie », estime qu’« une justice indépendante, forcement soucieuse de restituer sa mémoire au peuple algérien, se doit, en son temps, de convoquer tous les acteurs et les témoins encore vivants de cet épisode douloureux ».

Nadia Mehir

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