Le sigle historique a été usurpé: les moudjahiddine se démarquent du parti FLN

L’organisation nationale des moudjahiddine (ONM) se démarque du parti FLN et demande la préservation du sigle historique, propriété de tous les Algériens. C’est le secrétaire général par intérim de cette organisation, Mohand Ouamar Benelhadj qui est monté, au créneau, aujourd’hui pour charger ce parti qui joue, depuis l’indépendance, sur la confusion entre le front qui a déclenché la guerre de libération nationale et le parti, créé après l’indépendance pour servir d’appareil au pouvoir.

« Pour notre organisation, le Front de Libération National ( FLN ) est un capital, un acquis de tout le peuple algérien. Nous appelons à faire la différence entre le FLN historique et le Parti du FLN actuel », explique-t-il, dans une vidéo postée sur le site de l’ONM.

Le remplaçant de Saïd Abadou, en convalescence depuis plusieurs semaines, répond, dans le même enregistrement, aux allégations de certains responsables du FLN, dont le sénateur Abdelwahab Benzaïm.

« Certains membres de ce parti nous ont répondu. Un certain Benzaïm, que je ne connais pas même si j’ai milité au sein de ce parti pendant longtemps, veut complexer l’ONM en disant que celui dont la maison est de verre doit se garder de jeter des pierres aux autres. Ce genre de propos peuvent nous mener jusqu’à la justice. Nous avons le droit de réclamer à cette personne des clarifications et préciser cette tâche noire qui serait collée à l’Organisation », souligne Mohand Ouamar Benelhadj.

Selon lui, le sigle FLN doit retrouver la place qu’il faut. « L’ONM ne veut pas le récupérer puisqu’il appartient à tous les algériens. Notre organisation est appelée à disparaître un jour ou l’autre avec le décès du dernier moudjahid encore en vie. Mais, le sigle du FLN doit rester pour les prochaines générations et doit être enlevé à ceux qui l’utilisent d’une manière illégitime », ajoute-t-il encore.

Et d’ajouter : « Il viendra le jour où l’on doit préciser qui a la légitimité, nous ou ceux qui utilisent le sigle du FLN en faisant des choses qui sont loin de la voie de la Révolution 1954-1962 et des principes du peuple algérien. Il y a eu usurpation ».

Pour rappel, le mouvement populaire en cours demande, en plus du départ du système, la dissolution des partis qui ont une responsabilité dans la crise actuelle, notamment le FLN.

Massinissa Ikhlef

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