L’ONM qualifie « d’échec » l’application de l’article 102 de la Constitution

L’organisation nationale des moudjahidine (ONM) désavoue les partisans de « la solution constitutionnelle à la crise actuelle ». Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, l’organisation appelle, elle aussi, à une transition, présidée par une personnalité consensuelle.

Elle plaide ainsi pour une solution alternative à l’impasse dans laquelle s’est engouffré le pouvoir réel. « En ignorant l’application des articles 7 et 8, réclamée avec insistance par le mouvement populaire, la période de transition instituée par l’article 102 de la Constitution a engendré le constat actuel, à savoir un échec total », affirme l’organisation dans son communiqué.

Selon la même source, « cela est le résultat naturel d’une réalité non objective en raison de différents facteurs, dont l’absence de conditions légales, organisationnelles, techniques et administratives ».

«Cette situation explique la conviction de la Communauté nationale de l’impératif de rechercher ensemble une solution alternative alliant l’application des dispositions de la Constitution et les exigences de la réalité politique », lit-on dans ce document.

Dans ce sens, l’ONM insiste sur « la nécessaire implication de tous les acteurs dans la proposition de mécanismes pratiques, transparents et réalistes garantissant le passage d’une situation exceptionnelle à une autre normale donnant au pays l’opportunité d’engager de profondes perspectives permettant à notre peuple de réaliser un véritable développement national, répondant à ses aspirations au progrès social et à la prospérité économique (…) ».

Un dialogue ou une conférence nationale

Selon l’ONM, « le dialogue national ou la Conférence nationale sont à même de conduire au plébiscite d’une personnalité nationale crédible et consensuelle pour assumer la gestion de la période après application de l’article 102 de la Constitution (90 jours) ».

Dans la foulée, elle appelle à la « préparation responsable et la réunion des conditions idoines » de ce dialogue auquel participeront tous les acteurs nationaux. « Si la gravité de la crise était aujourd’hui une conviction partagée par   tous les acteurs influents dans l’orientation du processus national, la seule voie à même d’y remédier consiste en la préparation responsable ainsi que la réunion des conditions idoines pour engager un dialogue national auquel prendront part tous les acteurs nationaux », précise l’ONM.

Cette personnalité qui sera désignée lors de cette conférence nationale sera chargée, selon la même source, « de la formation d’une commission nationale indépendante qui supervisera sur le terrain, la préparation, l’organisation, la surveillance et l’annonce des résultats de l’élection   présidentielle, ainsi que la révision de la loi organique portant régime électoral ».

« Elle aura également à assumer la responsabilité de démettre le gouvernement actuel et la formation d’un nouveau gouvernement technocrate, dont le choix des membres obéira aux critères de compétence, d’intégrité et de notoriété au sein de la société », ajoute-t-on.

Massinissa Ikhlef

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

%d blogueurs aiment cette page :