Malgré la répression, le drapeau Amazigh s’est imposé à Alger

La panique du pouvoir militaire face à la détermination des Algériens a atteint son paroxysme. Mis en échec dans sa tentative de sauver le système, Gaïd Salah instruit les forces policières mises illégalement sous son commandement à réprimer tout ce qui souffle changement de régime ou brave sa volonté de s’imposer nouveau maitre d’Alger. Ni le RCD, parti politique national agréé, ni sa députée porteuse d’un mandat populaire n’a échappé à la furie policière.

Très tôt le matin, les forces de répression se sont levées sur un pied de guerre. Aucun manifestant qui donne le signe d’être Kabyle n’a pu passer indemne à travers leurs mailles. le drapeau amazigh, la robe kabyle ou le T-shirt de la JSK ou une immatriculation 15, 10 ou 06 suffisent pour faire du citoyen pacifiste un comploteur venu mettre en péril l’unité nationale.Un point de fixation sur les citoyens de Kabylie qui cache mal une intention de semer le trouble dans les rangs d’une révolution que Gaïd Salah dit vouloir accompagner. Mais l’accompagner dans quelle direction ? se demandent les citoyens.

Les Algérois n’ont pas cédé au complot du pouvoir. Par milliers, ils sont encore sortis ce vendredi dans les rues d’Alger pour exprimer le rejet total et définitif des discours de Gaïd Salah. D’une seule voix, ils ont dénoncé la volonté d’installer un régime militaire en Algérie. Ils ont exprimé par des slogans clairs leur option finale pour une transition démocratique loin des manipulations des militaires et des hommes du régime finissant.

Les drapeaux Amazighs ont flotté à Alger

Malgré la présence massive des policiers, les drapeaux amazighs ont fini par reprendre leur droit de flotter à Alger. Contrairement à la semaine passée, la présence du drapeau amazigh s’est imposé dans les carrés. Les interventions musclées des forces de répression n’ont pas pu interdire les manifestants de brandir le drapeau de leur identité millénaire.

Chabane Bouali

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