Opéra d’Alger « Boualem Bessaïh » : Soirée en hommage à la grande Meriem Fekkaï

 

 

En cette veille de week-end, l’Opéra d’Alger « Boualem Bessaïh » convie le public mélomane à une belle soirée en hommage à Cheikha Meriem Fekkaï, diva de la chanson andalouse.

Ce rendez-vous organisé par la Fondation « Cheikh Abdelkrim Dali »sera rehaussé par la participation d’une belle brochette d’artistes à la voix suave, en l’occurrence Nardjess, Nadia Benyoucef et Lila Borsali qui seront accompagnées sur scène par l’orchestre de la Córdoba d’Alger, sous la férule du maestro Naguib Kateb. Le ballet de l’Opéra d’Alger agrémentera les récitals de belles chorégraphies exécutées en symbiose avec les pièces musicales et ce, dans la plus pure tradition algéroise.

Originaire de Biskra d’où son surnom « El Biskriya », Mériem Fekkaï a, toutefois, vu le jour à Alger en 1889.

Passionnée de danse et de chant, elle se lance assez jeune dans une carrière artistique, en commençant comme danseuse lors de fêtes familiales, mais aussi en intermède de spectacles organisés par Mahieddine Bachetarzi, à partir de 1928, lorsqu’il était directeur de la Société Musicale « El Motribiya ». Un an plus tard, elle participe à un grand plateau artistique, aux côtés de Mahieddine, Sassi et de la grande chanteuse kabyle Chabha. Là, elle s`affirme comme une artiste complète, excellant aussi bien en chant qu’en danse. 

A partir de 1935, elle créé son propre orchestre féminin algérois, communément appelé « msamaâ », un genre inspiré d’un autre monument du style algérois, la grande Maâlma Yamna. Cette dernière inspire beaucoup Meriem Fekkaï, avant que l’attention de cette dernière ne porte sur une autre grande dame, CheikhaTetma, dont elle sera très proche. Outre le chant, Meriem Fekkaï, en sa qualité d’ancienne danseuse, introduit dans son orchestre une prestation dansée tout à fait nouvelle ce qui séduit beaucoup son auditoire exclusivement féminin.

Très vite, elle figure parmi les msam’iyate les plus demandées lors des fêtes de mariage et de circoncision. Durant la saison estivale, elle se produit aussi bien les après-midi que les soirées.

Son programme de chant est composé de poésies du genre aroubi et hawzi et de morceaux légers (inqlabate) du classique andalou.

Attirant les jeunes artistes en herbe, elle offre une chance à toutes celles chez qui elle décèle un véritable talent. C’est le cas de FadilaDziria à qui elle permettra d’interpréter tous les istikhbarate programmés lors des prestations données avec son orchestre.

Puisant dans le riche répertoire hawzitlemcénien, Cheikha Meriem Fekkaï se démarque toutefois de ses modèles Yamna et Tetma, en optant pour une interprétation à l`unisson de la quasi-totalité des chants.

Mariée à Si Abdelkrim Belsenane, Meriem Fekkaï reçoit durant leurs quarante années de vie commune, amour et soutien.
La diva décède le 18 juillet 1961, laissant derrière elle un riche patrimoine musical algérois.

Kahina A.

Rendez-vous Jeudi 27 Juin à 20h. Prix des billets : 1000DA(disponibles au guichet de l’Opéra d’Alger)

 

 

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