Quand une capitaine légère de la contre-révolution s’attaque à un symbole de la nation

La révolution Algérienne, ses symboles et ses icônes n’ont jamais été aussi violemment attaquées qu’ils le sont maintenant. Capitaine Léger n’avait pas autant d’audace. La contre révolution initiée, organisée et menée par les réseaux politiques, sociaux et électroniques pro-Gaid Salah ne s’encombre pas de retenue et de morale pour mettre en doute le parcours révolutionnaire cristallin de Djamila Bouhired, Abane Ramdane, Krim Belkacem … . Même les documents fondateurs de la révolution n’ont pas échappé à l’œuvre destructrice du révisionnisme mal inspiré des labos de la contre-révolution.

La députée des quotas maffieux, aux facultés mentales douteuses, ne rougit plus de honte en jetant le doute sur le nationalisme de l’icône de la révolution Algérienne, Djamila Bouhired. « C’est une simple fabrique de la France coloniale », juge la « capitaine légère » de la contre-révolution populaire. Et elle n’aurait jamais pu dire ça sans le silence complice , voire l’instruction claire des nouveaux maitres d’Alger.

Depuis que Gaid Salah a pris les rênes du pouvoir réel, la contre-révolution que ces réseaux mènent s’attaque frontalement à la révolution Algérienne. L’appel du 1er Novembre, document fondateur de la guerre de libération, est honteusement rattaché à l’une des voix les plus militantes pour l’Algérie Française : Abdelhamid Benbadis et sa clique de Ulamas. L’Algérien a-t-il à ce point la mémoire courte pour oublier que l’association de Benbadis a participé au Congrès assimilationniste de 1936, boycotté du reste par le PPA ? que le mot  » Istiqlal » ( Indépendance ) est interdit de publication dans la revue El Bassaïr de 1935 à 1956 ? Que l’association des Ulemas a montré des résistances à l’idée de la révolution en allant même présenter, chez l’égyptien Nacer, les premiers coups de baroud libérateurs comme un jeu de gamin ? Le slogan « Novembriste badissiste » est une insulte aux 22 Historiques, une falsification de l’histoire et une tentative de destruction d’un repère national.

Depuis que Gaïd Salah est tenté de mettre le pays sous sa godasse, un slogan sorti des labos du système et ostentatoirement scandé par les éléments de la contre-révolution fait son chemin :  » La Soumam, La Evian, Novembre houwa el bayane » ( Ni Soummam, Ni Evian, Novembre est notre Manifeste ). Ainsi, le congrès de la révolution qui a réuni la crème de l’élite révolutionnaire du pays et qui est l’acte fondateur de l’Etat Algérien tel que rêvé et voulu par l’Algérie combattante est traité publiquement et en direct à la télévision comme un acte malpropre. Il manque peu pour le présenter comme assemblée de rats d’égout.  La délégation du FLN  qui a mené de main de maitre et avec courage, dignité et détermination les négociations d’Evian qui ont acté l’indépendance du pays risque sous peu, et vu le rythme des glissades, d’être officiellement actée comme « association de malfaiteurs » ou même « bande de petits Pétain ». La contre-révolution de Gaïd Salah est capable du pire.

L’acharnement de la contre-révolution contre les symboles révolutionnaires du pays prouve que la révolution du 22 février est un prolongement naturel et un accomplissement historique de la révolution de novembre 1954. La participation de Djamila Bouhired, Louisa Ighil Lahriz et d’autres moudjahidines authentiques aux marches, l’appel sans équivoque de l’ONM à une phase de transition telle que voulue par le peuple et l’adhésion de tout le peuple et de toutes régions et catégories sociales à ce mouvement prouvent que le mouvement populaire actuel est une grande bataille de la grande guerre de libération nationale décidée par les 22 Historiques, menée avec courage par des hommes et des femmes révolutionnaires tels que Djamila Bouhired et encadrée avec brio par Abane Ramdane, Ben Mhidi, Ben Boulaid …. .

Attaquer le mouvement populaire du 22 février en s’acharnant sur les symboles de la guerre de libération est un acte de haute trahison et une atteinte grave à la mémoire nationale avant qu’il soit un petit coup de poignard dans le dos d’un peuple qui ne veut que liberté et justice après un demi-siècle d’indépendance confisquée.

Moussa T

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