Une plainte est déposée contre elle : la députée raciste, Naima Salhi, poursuivie pour incitation au meurtre

La députée raciste et présidente d’un parti islamiste microscopique PEP, Naïma Salhi, qui sévit sur les réseaux sociaux en semant la haine raciale et en appelant au meurtre de Kabyle pourrait être bientôt traînée devant les tribunaux.

Deux avocats et un journaliste viennent de porter plainte contre elle pour appel « aux meurtres » et « incitation à la haine raciale. En effet, les avocats, Maîtres Kader Houali, Soufiane Dekkal et le journaliste Salim Chait annoncent avoir déposé, hier, une plainte au niveau du tribunal de Boumerdes cette personne tristement célèbre.

«C’est parce que nous avons enregistré avec beaucoup d’amertume et de dégoût le silence des autorités devant cette récidiviste, que nous avons décidé d’agir. Le procureur de la république s’est autosaisi dans des affaires moins graves que celle-ci. Hadj Ghermoul croupit toujours en prison pour avoir exprimé une opinion. Alors, l’appel au meurtre, qui n’est pas une opinion mais un délit passible de justice, est ignoré voire banalisé », explique les auteurs de cette initiative dans une déclaration rendu publique.

Selon eux, le multipartisme qui est un acquis arraché de haute lutte ne devra pas être un prétexte pour des « Charlatans politiques » qui en abusent pour transformer leurs partis en tribune de discriminations raciales ou des appels aux meurtres contre des personnes.

«La loi organique relative à la création de partis politiques est pourtant claire la dessus. Dans son article 64, il est clairement énoncé que le parti politique pourrait être suspendu et dissout s’il est avéré qu’il suscite des troubles à l’ordre public. Depuis la création du PEP et sa présidente n’a cessé d’invectiver des personnes, de véhiculer des discours racistes et d’appeler à la mort des personnes qui expriment une opinion politique », ajoute-t-on dans ce communiqué.

Les plaignants réaffirment aussi leur souhait de voir leur plainte aboutir à un procès « où cette personne répondra de ses allégations et sera mise devant ses responsabilités ». En attendant l’issue de cette requête, une question s’impose. Qui protège cette femme qui n’est jamais inquiété par les services de sécurité, au moment où des blogueurs sont poursuivis pour avoir tout simplement exprimé un avis politique.

Massinissa Ikhlef 

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