Vote Off jusqu’à l’Aube Algérien .

Vote off est le titre d’un film documentaire censuré de Fayçal Hammoum. Il traite du rejet des algériens d’un processus électoral dont le contrôle ,le déroulement et les résultats sont manipulés à guise par les pouvoirs successifs en place qui ont fini par se faire coller le titre de bandits par le même peuple.

Le même processus avec une candidature offensante fait sortir les algériens dans la rue tous les vendredis depuis le 22 février de cette année après une fuite en avant du système qui croyait avoir dompté ses sujets. Une fuite en avant excessive qui a dès le début fait réagir l’opposition démocratique et les principales personnalités politiques nationales qui ont prédit le chaos à défaut d’une prise de conscience des décideurs autistes .

Ils ont fait une offre salvatrice pour le pays et honorable pour une fin de mission d’un système voué à l’échec. Ce dernier ,fort de son entêtement et de sa logique jusqu’au-boutiste, imbu de sa force de répression et de sa capacité de corruption, convaincu par son propre mensonge et trahi par sa boulimie démagogique feint de connaître la nature de l’algérien. De l’homme libre. Celui -ci s’est insurgé de la plus belle manière .Démontrant au monde entier que le peuple libre ne peut en aucun cas être assimilé à des sujets ni être pris pour un vandale .Son histoire et son capital d’expérience en ont fait un peuple héroïque et unique. Il fait chuter l’une des plus forte oligarchie de l’hémisphère sud de la planète. Il bouscule l’une des plus dictatoriale des » république démocratique et populaire » de l’ancien ordre des » non-alignés ».

Cependant, les résidus du système et à leur tête un illettré général major chargé du repêchage des recalés à l’examen de l’histoire auprès de l’état major, veulent ressusciter l’ogre qui a dévoré le rêve de la plus noble et la plus accomplie des révolutions progressistes du vingtième siècle. Pour ce faire ,le recours aux dispositions de la constitution, qu’il se sont taillée sur mesure et qu’ils ont violée à chaque fois que leur instinct bestial se réveillait, est devenu l’ alibi.

Le vote que les algériens abhorrent, dans les mêmes conditions et sous les mêmes personnels haïs pour leur réputation de » détourneurs » de la volonté populaire, est proposé comme seule voie de sortie de crise faisant fi encore une fois de « l’étalage » des propositions et feuilles de route émanant de l’opposition et des élites politiques parmi lesquelles se taille une place prépondérante celle du RCD pour sa prise en compte des détails les plus infimes de la situation actuelle et se basant sur une analyse sérieuse des données socio- économico-politiques et à laquelle je trouve, personnellement, des avantages psycho-politiques dans le sens où elle prend en compte les facteurs jeunesse, corporation et luttes qui ont marqué l’essentiel de l’actualité ses dernières années .

Un premier essai de coup de force électoral fut imposé aux algériens après l’application du révolu article 102 malgré le refus scandé dans toutes les principales artères des wilayates du pays. Le vote off a triomphé de l’aveu même de l’indu conseil constitutionnel. L’inculture, l’entêtement et la fuite en avant du même mauvais vieil élève, recalé de la « classe politique » qui aspire à une promotion politico-militaire à 80ans ,dicte la recette perdante de l’élection et envoie » le ben lui » au charbon croyant se faire oublier par le verdict populaire du vendredi d’après . Le malade à la chefferie de l’Etat s’exécute et fait lecture de la dictée à la veille du seizième Rendez-Vous de la liberté.

Aujourd’hui, le vendredi 07 juin, le peuple libre n’a épargné ni le dicteur , ni le dictant, ni le dictateur et encore moins le vote. Sa majesté le peuple , en vertu des articles 7 et 8 de la constitution qu’ils vous ordonne de mettre au frigo en ces temps de chaleur, décide :

Article 1: Ben Salah, dégage.

Article 2:Bedoui ,dégage.

Article 3: Gaïd Salah, éternel cireur de bottes des Emiratis, dégage.

article 4: Vote Off jusqu’à nouvel ordre. Après une période de transition constituant, démocratique et de rupture.

Kamel Aidli

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