- Advertisement -

19e dimanche des Algériens du Canada : Demain, l’Algérie guérira et pansera ses blessures

C’est au rythme de la rengaine « Khawa khawa, Gaïd Salah mâa lkhawana » (nous sommes tous frères, Gaïd Salah est avec les traîtres) que les animateurs de la tribune de prise de parole ont donné l’impulsion, dans une ambiance des grands jours, à ce 19e rassemblement des Algériens du Canada, tenu hier dimanche 30 juin, en soutien à la révolution du Sourire.

De notre correspondant à Montréal : S. Amrane

Réaménagée pour les besoins des festivités de la fête du Canada, qui ont lieu aujourd’hui, lundi 1er juillet, en commémoration de la date de formation de la fédération canadienne (1er juillet 1867), la Place du Canada, lieu habituel des manifestations de solidarité avec le peuple algérien qui mène depuis plus de quatre mois une révolution citoyenne pacifique, s’était avérée exigüe pour contenir les nombreux compatriotes venus se rassembler.

Le sit-in s’était voulu une tribune de dénonciation et de condamnation du pouvoir liberticide, illégitime et anticonstitutionnel incarné désormais par le général inculte Gaïd Salah depuis la chute de son mentor, le despote et machiavélique Bouteflika.

Aux couleurs vives des vagues de différents drapeaux flottant au gré de la brise, se joignaient, dans les airs de la Place du Canada, les écriteaux appelant l’armée à rentrer dans les casernes, ainsi qu’à la libération de tous les détenus d’opinion, etc. Sont soulevés en outre des portraits du valeureux combattant de la guerre d’Indépendance, Lakhdar Bouregâa, commandant de la wilaya IV historique, jeté hier en prison, pour avoir dénoncé les manigances anticonstitutionnelles de ce pouvoir vomi et honni par tout un peuple.

Sur d’autres pancartes brandies par les manifestants, on pouvait notamment voir des caricatures et autres dessins et montages graphiques fantaisistes mais néanmoins incisifs, à l’image de celle où trônait enturbanné à l’orientale le nouveau maître de céans, le bidasse Gaïd Salah. Le message est on ne peut plus clair quant à l’ingérence des monarchies orientales et le bardage, par le même personnage, de la souveraineté nationale au mépris de tout un peuple. Une trahison à l’égard de la patrie et de ses glorieux libérateurs, dont il n’en a cure.

Comme le peuple n’oublie pas ses héros, la journée d’hier a été également une occasion pour rendre hommage à Mohamed Boudiaf, l’un des pères de la Révolution algérienne, assassiné en direct à la télévision nationale un certain 29 juin 1992. Un assassinat signé des mains de ce régime agonisant. À cet effet, la voix grave et chaude d’un autre grand patriote et immense artiste, Matoub Lounès, a retenti pour saluer, le temps cette communion, la mémoire de son aîné et par là même nous livrer un message et nous conjurer à maintenir la flamme de l’espoir, car Lezzayer ad teḥlu am ass-a. Demain, l’Algérie guérira et pansera ses blessures. Assurément.

S. A

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d bloggers like this: