Appel lancé aux personnalités pour participer au dialogue : les refus pleuvent sur le panel de Karim Younes

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le panel de dialogue et de la médiation de Karim Younes reçoit les premières réactions à son appel adressé, hier, aux personnalités pour intégrer la commission chargée de cette mission. Les refus pleuvent depuis ce matin.

En effet, plusieurs acteurs politiques ont réagi à cet appel et déclinent l’offre de l’équipe conduite par l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale. La première réaction vient de l’ancien chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche, qui a rendu public un communiqué dans lequel il invite ceux qui détiennent les commandes à répondre aux revendications du mouvement populaire.

«Je souhaite rappeler aux honorables membres du Panel et des forums, ma déclaration du 18 avril dernier où j’indiquais que ‘’je ne serais pas candidat à d’éventuelles instances de transition ou élection’’ », explique-t-il d’emblée.

Et d’ajouter : « le mouvement unitaire et pacifique du peuple a, depuis le 22 février dernier, neutralisé, momentanément, une série de facteurs de déstabilisation et stoppé d’imminentes menaces. Ces menaces n’ont pas disparu pour autant et sont toujours en gestation. Il revient à ceux qui sont aux commandes d’agir, de répondre au Hirak et de mobiliser le pays pour lui éviter les pièges d’un chaos ».

L’avocat Mokrane Aït Larbi a lui aussi décliné l’offre en rappelons aux membres du panel « la différence entre  l’appel du pouvoir et l’appel de la patrie ». « D’un point de vue du principe, le dialogue est un moyen pour rapprocher les points de vue afin de régler les conflits. Mais l’unique but de ce dialogue tracé par le pouvoir ne dépasse pas l’organisation de l’élection présidentielle», précise-t-il dans un communiqué.

Selon lui, « aucun dialogue, quels que soient son but et sa composition, ne peut réussir avant la mise en place de mesures d’apaisement concrètes de la part du pouvoir ». Dans ce sens, il énumère ces mesures qui sont : la libération, sans conditions, de tous les détenus politiques ; la fin des restrictions aux libertés individuelles et collectives ; l’interdiction de l’utilisation de la force contre les manifestants pacifiques ; libérer les accès à Alger lors des manifestations ; éloigner les symboles du régime corrompu ; cesser d’interdire le drapeau amazigh ; ouverture des médias publics au débat libre.

« Enfin, je ne peux pas réfléchir à un dialogue dont les objectifs ont été définis par le pouvoir », ajoute-t-il. La sœur du Larbi Ben M’hidi, Drifa Ben M’hidi et l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour ont aussi décliné l’invitation du panel de Karim Younes. Du même pour le syndicaliste et président du SNPSP, Lyes Merabet.

Massinissa Ikhlef

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :