Bouira, la population réitère ses revendications d’un « Etat civil et non militaire »

La ville de Bouira a vibré, ce 21éme vendredi, aux cris de la population de la région qui a marché en masse malgré une forte canicule.

Les marcheurs ont tenu à répondre à Gaid-Salah en réitérant les revendications du mouvement du 22 février à savoir l’exigence d’un « Etat civil et non militaire » tout en lui rappelant que l’Algérie est « une république et non une caserne. »

Les symboles du régime, toujours en place et ils sont nombreux, sont priés par les marcheurs de céder les postes qu’ils occupent d’une manière illégitime depuis 1962 et qu’ils squattent illégalement depuis le 09 juillet 2019, dernier jour de fonction du chef de l’Etat selon l’article 102 de la constitution cher au chef d’Etat-major.

Les citoyens ont cité nommément Bedoui, Bensalah et Gaid-Salah « séquelles du Bouteflikisme » auxquels ils ont demandé de remettre les clés de la maison Algérie conformément aux articles 07 et 08 chers aux patriotes algériens. « Votre mission est terminée le 09 juillet, vous êtes dans l’illégalité » peut-on lire sur des pancartes.

La détermination des citoyens de la wilaya de Bouira à faire aboutir leur combat se lit sur les visages et sur les affiches arborées : « sa nassir, sa nassir, hata yahdut etteghyir », (nous marcherons jusqu’à ce que le changement soit.)

Les populistes entrés dans la feuille de route du système, réunis le 06 juillet à Ain Benian, ne sont pas épargnés par les protestataires : « ma ymethlunach shab lhiwar » (les dialoguistes ne nous représentent pas) scandent les marcheurs.

Arrivés devant la bâtisse du tribunal de la ville de Bouira, les marcheurs ont observé une halte devant l’institution judiciaire « qui fonctionne au téléphone » selon eux.

Les citoyens de la wilaya de Bouira ont scandé des slogans contre « l’injustice de la justice » en dénonçant l’incarcération de tous les détenus politiques et d’opinion. « Libérez les détenus, libérez Bouregaa » ont crié les manifestants devant le « palais déserté par la justice » selon l’expression d’un citoyen.

Malgré les avertissements, les emprisonnements et les interdictions, passés dans les annales, de Gaid-Salah, la population de la région de Bouira est restée fidèle au combat et à l’esprit du mouvement du 22 février.

Slimane Chabane

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