Bouira, marche historique pour un 20éme référendum populaire : « partez tous, vous êtes finis »

Ce 20 ème vendredi de manifestation populaire de rejet du système et pour « une transition démocratique sans les symboles du régime », a été historique à Bouira malgré la température avoisinant les 40°.

La coïncidence avec le 57éme anniversaire de l’indépendance de notre pays en 1962 a été une occasion pour les citoyens de rendre hommage aux « martyrs de la révolution qui ont libéré la patrie, nous, nous allons nous libérer de la mafia » ont écrit de nombreux citoyens sur des pancartes et autres affiches. « 57 ans de règne de la mafia, ça suffit », peut-on encore lire.

La marche a été grandiose et les citoyens, par un 20éme référendum populaire en plein air, ont rejeté le système, son dialogue, ses manipulations, ses manœuvres de division et de diversion ainsi que sa quincaillerie à l’image des partis de l’ex alliance présidentielle et de leurs organisations satellites.

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Les marcheurs ont crié leur colère contre la surdité des responsables qui « changent de sujet » à chaque fois. « La hiwar, la chiwar, tetnahaw gaa » (ni dialogue, ni concertations, vous allez tous partir) ont scandé les citoyens tout au long de l’itinéraire de l’immense procession.

Les élections que le pouvoir veut, à tout prix, organiser dans le but de se perpétuer et de se succéder à lui-même, ont été rejetées pour la troisième fois. « Makac intikhabat ya l3isabat » (pas d’élections, espèce de bande) ont scandé les manifestants.

Les arrestations arbitraires et illégales de citoyens, de militants politiques, accusés d’un délit qui n’existe pas et des symboles de la révolution, comme Lakhdar Bouregaa, pour des raison farfelues ont été dénoncées avec force. Leur libération immédiate et sans conditions a été exigée par la population en marche : « ttelqu wladna ya lkhawana » (libérez nos enfants, espèces de traitres.)

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Les citoyens ont fait le serment de continuer la lutte contre un « Etat militaire » et jusqu’à l’instauration d’une « république et d’un Etat civil. » Ils l’ont exprimé de si belle manière par une phrase « tawratna ma t’hatch ras-ha hata t’heqqaq ahdaf-ha » (notre révolution ne baissera pas la tête (ne s’arrêtera pas) tant qu’elle n’aura pas atteint ses objectifs.) A bon entendeur …

Slimane Chabane

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