Dialogue et présidentielle: les forces de l’alternative démocratique insistent sur la transition

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Les forces de l’Alternative démocratique ne mordent pas à l’hameçon du dialogue annoncé par la pouvoir et promu par certaines parties de l’opposition. Les responsables des partis et organisation faisant partie de ce pôle prennent une nouvelle initiative et appellent à la tenue, le 31 août prochain, d’une convention du pacte politique pour une véritable transition démocratique ».

Cette démarche a été dévoilée, aujourd’hui, lors d’une conférence presse organisée au siège du RCD à Alger, avec la présence de tous les signataires du pacte politique adopté au début du mois de juillet dernier : Fethi Ghares (MDS), Mohcine Belabbas (RCD), Ali Laskri (FFS), Mustapha Hadni (PLD), Zoubida Assoul (UCP), Mahmoud Rechidi (PST), Djoudi Djelloul (PT) et Noureddine Benissad (LADDH).

Les animateurs de ce pôle souhaite, à travers cette nouvelle initiative qui interviendra à la rentrée sociale et politique fédérer toutes les forces patriotiques, démocratiques et sociales autour d’un projet qui sera « une alternative à la feuille de route que le pouvoir veut imposer coûte que coûte ».

A cette occasion, les participants ont réagi à la proposition faite, à la fin de la semaine dernière par le forum de la société civile pour le changement, pour confier le dialogue à 13 personnalités nationales.

« Résumer la crise à une question de personne est une très grave erreur, même si elle est importante. Le plus primordial est de s’entendre sur des principes loin des opérations de lifting voulues par le régime », souligne d’emblée, Fethi Ghares, précisant que la solution est « la transition démocratique ». Pour sa part, Mohcine Belabbas, président du RCD, précise qu’il est « contre le concept de personnalité nationale ». « Ce sont les idées et les projets qui comptent », indique-t-il.

Pour Mustapha Hadni (PLD) il faut d’abord définir l’objectif de ce dialogue. « Nous ne sommes pas contre le dialogue. Mais c’est un dialogue avec qui et pourquoi ? Il faut d’abord définir les détenteurs du pouvoir réel », explique-t-il, insistant sur la nécessité de constituer un rapport de force. De son côté, Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, rappelle « qu’il n’y a pas de dialogue sous la contrainte ».

« Pour un processus constituant »

La conférence de presse a été entamée avec la lecture, par le président de la LADDH, Noureddine Benissad du texte de la déclaration appelant à l’organisation de la convention en question.

Le document rappelle, d’emblée, la proposition des forces de l’alternative démocratique « visant à aller vers une transition démocratique à travers un processus constituant souverain ». Cette proposition, estiment les signataires, ouvre « la seule perspective possible pour donner la parole au peuple afin qu’il puisse choisir démocratiquement la forme et le contenu des institutions qu’il souhaite mettre en place ».

Ce faisant, les signataires rejettent « toutes tentatives d’imposer une élection présidentielle qui vise à sauver le régime en place ». « La présidentielle n’est pas la solution à la crise. Aller à une élection avec les mêmes mécanismes et les mêmes lois, y compris l’actuelle constitution, ne fera que perdure le système », expliquent les intervenants.

Selon la déclaration, la « période de transition est ainsi le temps nécessaire pour mettre en place cet environnement institutionnel sans lequel toute idée de rupture avec le système usurpateur sera vaine ».

Rien sans la satisfaction des préalables

Pour le pôle démocratique, aucune initiative politique et aucun dialogue « ne sont viables sans la satisfaction des exigences suivante : Libération des détenus politiques et d’opinion, ouverture des champs politiques et médiatique, l’arrêt immédiat du dispositif répressif et de l’instrumentalisation de la justice et le départ du régime et de ses symboles ».

Interrogés sur les modalités d’organisation de cette rencontre, les responsables du pôle précisent que l’initiative sera ouverte à tous ceux qui adhèrent aux principes énoncés dans le pacte politique adopté.

« Ceux qui se reconnaissent dans ce pacte sont les bienvenus. Il y aura aussi des personnes qui seront contactées. Cette convention sera précédée par une série de rencontres préparatoires tout au long du mois d’août. Mais il faut souligner que le plus important sera le contenu des propositions qui seront faites à cette occasion », explique Mohcine Belabbas.

« La rencontre sera ouverte aux jeunes et à tous ceux qui partagent l’idée de la transition démocratique. A la différence des autres initiatives, la notre ne proposera pas un document à signer. Ce sont les participants qui élaboreront la feuille de route », souligne Zoubida Assoul.

Massinissa Ikhlef 

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