ENIEM de Tizi Ouzou : les importations de la matière première débloquées

Bonne nouvelle pour les travailleurs de l’entreprise nationale d’appareils électroménagers (ENIEM) de Tizi Ouzou. Le risque de la fermeture de l’usine qui a survécu à toutes les crises qu’a vécu le pays est désormais écarté.

Le ministère de l’Industrie est revenu à de meilleurs sentiments et a décidé, enfin, de signer la licence d’importation et d’exploitation de la matière première (les collections CKD/SKD), suspendue depuis plusieurs semaines.

C’est le wali de Tizi Ouzou, Mahmoud Djamaa qui a annoncé la nouvelle, en réponse à des questions des journalistes concernant le dossier de cette Entreprise basée à Oued Aïssi, dont les responsables ont été contraints de mettre des travailleurs en chômage technique faute de matière première nécessaire à la production.

« L’instance dirigeante de l’ENIEM, géant de l’électroménager en Algérie, doit absolument s’engager sur un plan de redressement viable qui permettra aux autorités et pouvoirs publics d’aider cette entreprise et c’est ce que j’ai demandé au PDG de l’Entreprise et au   représentant du Comité de participation de l’Etat (CPE) afin que cette entité économique puisse honorer ses engagements et régler ses problèmes avec la banque », explique le wali.

Et d’ajouter : « Nous voulons que cet outil de production qui a un label et qui produit des appareils électroménagers de bonne qualité puisse, sur la base d’un plan de redressement à moyen terme, dégager un excédent, réaliser des bénéfices ou au moins équilibrer sa gestion et commencer à rembourser la banque ».

Selon Mahmoud Djamaa, « une banque ne peut indéfiniment mobiliser des financements sans qu’il y ait retour d’investissement ». « En tant qu’autorité locale nous sommes entrain d’accompagner cette entreprise qui emploie 1 735 travailleurs, ce qui représente un volet social important », ajoute-il.

Massinissa Ikhlef

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

%d blogueurs aiment cette page :