L’Algérie peut électrifier l’Europe et l’Afrique avec son énergie solaire, le pouvoir opte pour le nucléaire

Le pouvoir maffieux affilié aux grandes puissances occidentales fait tout pour garder le pays lié technologiquement à l’étranger. Le ministre de l’énergie, M. Arkab, déclare, sans rougir, que l’Algérie ambitionne de produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire. Une intention dévoilée alors que les pays développés font la course au démantèlement de ces stations- bombes à retardement à cause des risques de nocivité sur l’environnement, voire d’extermination massive des populations.

« L’Algérie œuvre actuellement à développer des compétences nationales pour réaliser, à l’avenir, la première station algérienne de production de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire, et le développement des autres utilisations de cette énergie, notamment dans le domaine médical et pharmaceutique », a déclaré M. Arkab lors d’une visite de travail et d’inspection au Centre de recherche nucléaire de Draria (Alger).

L’Algérie a pourtant de l’énergie solaire à profusion. C’est une énergie propre et sûre. La production de l’électricité à partir de l’énergie solaire est moins couteuse et très demandée de par le monde. Les spécialistes des énergies renouvelables avancent que 14 % seulement de toute de l’énergie solaire dont bénéficie la surface Saharienne du pays peut couvrir les besoins en électricité de toute l’Europe et l’Afrique.

Le seul projet du consortium «Desertec», mis en veilleuse depuis 2014,  ambitionne déjà de produire environ 20% des besoins en électricité de l’Europe à partir de l’énergie solaire captée à partir du sud Algérien. Le pouvoir maffieux a poussé par ses réticences, ses résistances et son refus à toute idée de libérer le pays de la dépendance pétrolière et technologique, a poussé une vingtaine d’actionnaires de « desertec» dont Deutch Bank et de gros fonds étatiques à se retirer.

Le méga projet de 400 milliards de dollars qui aurait permis à l’Algérie d’exporter l’électricité à plusieurs pays d’Europe est tombé à l’eau. La France qui a vu d’un mauvais œil ce projet piloté par l’Allemagne a déconseillé ce grand pas énergétique au gouvernement Algérien.

Sapé par la maffia Algérienne, le projet « Desertec» a atterri dans le sud marocain. Ce qui fait du royaume alaouite aux yeux du monde la «Mecque de l’énergie solaire».

Aujourd’hui qu’une partie de la maffia Algérienne a quitté le pouvoir pour aller séjourner dans les prisons d’El Harrach et de Blida, l’autre partie toujours aux commandes veut céder aux désirs de Paris en privilégiant la très risquée technologie nucléaire. La France qui a l’avance mondiale dans la production nucléaire de l’électricité ( 3/4 de sa production électrique est à partir du nucléaire ) mais qui fait face à un mouvement écologique sans précédent qui la pousse à sortir du nucléaire et à un vieillissement de plusieurs centrales dont le coup de carénage dépassera les 100 milliards d’euros, voudrait à la longue faire migrer ses stations dans notre sud et sauver ainsi son bébé technologique de la disparition.

La production de l’électricité à partir du nucléaire est de plus en plus rejeté dans le monde. En France, les candidats à la présidentielle font de la dénucléarisation un thème central de leur campagne électorale. Plusieurs pays ont même officialisé l’interdiction du nucléaire comme process de production d’électricité.

Arezki Lounis

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