Le pouvoir continue ses attaques contre les libertés : le forum public de l’Association RAJ interdit

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 Le pouvoir qui appelle « au dialogue » se contredit et s’en prend à tous les espaces de débats. Après avoir fermé les médias, publics et privés, il interdit aussi les débats publics entre citoyen.

En effet, le pouvoir qui fait perdurer la crise politique depuis cinq mois, continue ses attaques contre les libertés en emprisonnant des manifestants, et interpellant des jeunes et en refermant tous les espaces de libre débat.

Jeudi soir, les forces de police ont été chargées d’empêcher la tenue de la 35e édition du Forum de l’Association RAJ qui est organisé, depuis le début du mouvement populaire, à proximité de la Grande Poste à Alger Centre.

«La réappropriation de l’espace public comme espace de débat citoyen est l’un des acquis du mouvement du 22 février, ce dernier est plus que jamais menacé. La 35ème édition du « Forum de RAJ » qui devait se tenir comme d’habitude sur une place publique, à coté de la grande poste d’Alger centre a été interdit par la police », explique l’Association dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Et d’ajouter : « Au moment où les militants du RAJ s’apprêtaient à s’installer comme d’habitude pour commencer le débat avec la population autour du sujet du « Dialogue », la police présente en force sur les lieux a sommé les enRAJés présents d’évacuer le lieu en disant que c’est fini, ‘’vous ne pouvez plus organiser vos débats ici’’ ».

Selon l’Association, le « pouvoir souffle le chaud et le froid ». « Au moment où il appelle au dialogue pour trouver une issue à la crise comme il aime à le répéter, il empêche le dialogue dans la société. Il interdit des conférences, il réduit les espaces de manifestations, il met les algériens-nes en prison pour avoir porté le drapeau amazigh ou pour avoir exprimé une opinion », note l’organisation.

Cette interdiction, ajoute RAJ, est un autre indice révélateur de l’absence de volonté politique chez le pouvoir de répondre favorablement aux revendications légitimes des algériens qui manifestent pacifiquement depuis le 22 février et qui aspirent à la liberté et à exercer pleinement leur citoyenneté. « Par cette répression, le pouvoir envisage d’en finir avec le Hirak, il revient aux anciennes pratiques répressives d’avant le 22 février. Il se trompe lourdement », affirme l’association en dénonçant cette interdiction.

Massinissa Ikhlef

 

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