Crise politique : Ali Benflis épouse entièrement la feuille de route de Gaïd Salah

L’ancien chef du gouvernement et président du parti Talaie El Hourriyat, Ali Benflis, fait tomber son masque. Il révèle au grand jour son jeu. Après avoir tenté, des années durant, de jouer le rôle d’opposant en s’infiltrant dans toutes les rencontres des partis d’opposition, Ali Benflis se démasque.

Il démontre, une nouvelle fois, qu’il n’est qu’un cheval de Troie du chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah. En effet, le candidat malheureux aux présidentielle de 2004 et 2014 s’aligne entièrement sur la feuille de route de l’Armée qui a été déjà explicitée par le chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, et par le coordinateur de l’instance de dialogue et de la médiation, Karim Younes.

En effet, celui qui se voit le successeur du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, épouse entièrement le point de vue de l’armée qui consiste à préparer les conditions d’une élection présidentielle pour faire du prochain mandat présidentiel, celui de la transition.

C’est ce qu’il a expliqué, aujourd’hui, à l’issue de sa rencontre avec les membres du panel de dialogue et de la médiation. Le président de Talaie El Hourriyat estime, d’emblée, que la « la présidentielle «demeurait l’option la plus raisonnable et nécessaire pour sortir le pays de la crise ».

« Mais qu’elle doit être impérativement assortie de mesures d’apaisement pour rétablir la confiance et créer un climat favorable à la libre expression des algériens », souligne-t-il. Ali Benflis affirme avoir expliqué à ses interlocuteur du panel que le « dialogue doit s’inscrire dans le cadre des «revendications du Mouvement populaire qui réclame un changement du système et la transformation de l’Etat national en état de droit ».

Selon lui, le dialogue « doit être consensuel, et rassembleur pour dissiper les malentendus entre les différents acteurs politiques». « Il est impératif de faire en sorte que la crise ne dure pas plus longtemps, elle atteint ses limites et dépasse les capacités de résilience du pays qui est actuellement en dangers », avertit-il.

Selon lui, l’élection présidentielle reste le choix le plus juste et le plus pertinent. Il exige aussi le départ du gouvernement Bedoui qui est selon lui « un des facteurs de la crise actuelle » et propose de le remplacer par un gouvernement de compétences nationales.

Massinissa Ikhlef

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