Faute d’autorisation: la rencontre de la société civile reportée au 24 août prochain

Le pouvoir confirme, une nouvelle fois, qu’il ne veut d’aucune autre proposition de sortie de crise à part sa feuille de route axée sur l’organisation, dans les meilleurs délais, d’une présidentielle.

Alors qu’ils encouragent le panel de dialogue et de la médiation à mener sa mission, les tenants du régime en place ferment tous les espaces devant les voix discordantes. C’est ainsi qu’il refuse d’autoriser la rencontre de concertation de la société civile prévue pour, le samedi 17 août 2019 à la safex à Alger.

Devant réunir les représentants des dynamiques de la société civile, les partis et les personnalités, cette réunion a été reportée au 24 août prochain. « Le pouvoir montre sa volonté réelle quant à l’ouverture des espaces publics et le respects des libertés démocratiques », dénonce, Saïd Salhi, vice-président de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook

Et d’ajouter : « Au moment où le pouvoir fait la promotion de son offre de dialogue, la réalité est tout autre, elle contraste avec le verrouillage du débat public, des médias, du dialogue dans la société. Le pouvoir tenté par le coup de force pour faire passer sa feuille de route, ça se précise de jour en jour ».

Selon le président de l’Association RAJ, Abdelwahab Fersaoui, la demande d’autorisation de cette rencontre a été déposée par le syndicat des praticiens de la santé (SNPSP). « Ce refus qui ne dit pas son nom, est un autre indice de l’entêtement de ce pouvoir machiavélique qui ne se soucie que de son maintien au détriment de la volonté populaire en essayant d’étouffer, de neutraliser, de diviser et de casser ce mouvement qui a suscité l’admiration du monde entier et qui a surpris ce pouvoir despotique », déplore-t-il.

Massinissa Ikhlef

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