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Forces de l’Alternative démocratique : Résolution ferme d’aller vers une phase de transition

Les forces de l’alternative démocratique ont animé, ce samedi, une conférence de presse au siège du MDS pour exprimer la volonté tenace d’aller de l’avant dans le projet de mettre en route un processus de refondation de l’Etat en conformité avec les aspirations populaires, dénoncer les velléités du pouvoir réel de faire taire toutes les voix discordantes et  laisser le citoyen dans  le brouhaha du système finissant.

Les forces de l’alternative démocratique ont dénoncé avec force l’interdiction de la tenue de sa Convention, qui était prévue ce samedi même, ainsi que l’université d’été du mouvement RAJ.

Les conférenciers affirment qu’à travers ces interdictions, « les tenants du pouvoir de fait confirment leur parti pris en faveur de la restauration du l’ancien régime ». Ces interdictions « ajoutées à la propagande distillée par certains médias et à l’instrumentalisation de la justice, mettent en relief un véritable coup de force que le pouvoir revendique malgré son illégitimité », dit Fethi Gherras en lisant une déclaration préliminaire des forces démocratiques.

La précipitation des « tenants du pouvoir de fait » à organiser des présidentielles dans le plus brefs délais vise à  « mettre en place une devanture civile pour reconduire l’autoritarisme », estiment les animateurs du Pacte de l’alternative démocratique. « Une grossière manipulation que le soulèvement populaire dénonce lucidement tous les mardis et vendredis en scandant ‘’Etat civil et non Etat militaire’’ », tranche encore le Pacte qui juge que « l’entêtement des tenants du pouvoir à imposer une élection présidentielle dans le cadre d’une constitution octroyée est l’une des causes principales de l’impasse actuelle ».

Les forces de l’alternative démocratique préviennent que cet entêtement du pouvoir réel « augure un risque de confrontation aux conséquences préjudiciables pour la nation ».

La solution idoine, pour les animateurs de l’alternative démocratique reste le processus constituant. « Reconnaître au peuple sa souveraineté sur son destin nécessite la refondation du processus de légitimation pour l’exercice du pouvoir», assure le PAD.

Pour Mohsine Belabbas qui répondait à quelques soucis soulevés sur les risques d’un tel processus, il n’est plus question de continuer à fonctionner avec un système obsolète où les crises politiques se succèdent et s’accumulent. « Peu importe l’appellation du processus, l’Algérie a besoin d’une nouvelle constitution, instrument politique par excellence, qui sera tel un mode d’emploi qui permet à l’Etat de fonctionner correctement. L’essentiel n’est pas dans l’appellation du processus mais dans le contenu de cette nouvelle constitution, fondatrice du nouvel Etat,  qui doit assurer et garantir les préalables démocratiques universellement reconnus, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la justice indépendante, la liberté d’expression … etc », avance entre autres Mohsine Belabbas. Pour ce dernier, le processus de construction du nouvel État doit aller de pair avec celui de déconstruction du système maffieux.

Hakim Addad, membre du CSVM, insiste sur la nécessité de garder le cap du pacifisme. Il assure par ailleurs que « L’université d’été du RAJ se tiendra jeudi prochain à Bejaia sur la place publique. L’Alternative démocratique aura sa convention le 9 septembre et si l’administration ne l’autorise pas elle se fera aussi sur la place publique ou ailleurs ».

De son côté, Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du FFS a fait remarquer que le combat des forces de l’Alternative démocratique « est le même que celui du peuple », plaidant pour l’élargissement du Pacte « le plus possible » à l’avenir.

Zoubida Assoul, présidente de l’UCP, a plaidé pour pour un processus constituant qui « permettra l’égalité des citoyens devant la loi ». « Que demande le peuple depuis 6 mois ? De faire une rupture réelle avec ce système, aller vers un Etat de droit et vers un processus qui donne au citoyen algérien sa souveraineté de choisir librement ses dirigeants », dit encore Zoubida Assoul.

Ramdane Youcef Taâzibt du PT estime que le PAD est « vu par le pouvoir comme une menace pour son existence ». C’est cette peur qui pousse le pouvoir à multiplier les interdictions des activités des forces de l’alternative démocratique.

Nadia Mehir

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