31éme mardi à Béjaia : rejet massif du simulacre du 12 décembre.

Un tsunami humain a investi ce mardi les rues de la ville de Béjaia pour participer à la marche de la communauté universitaire. Une marche digne de celle du vendredi, selon tous les observateurs présents sur les lieux.

Très tôt le matin, les enseignants, les étudiants et les travailleurs de l’université se sont rassemblés au campus de Targa Ouzemmour. Les citoyens de la société civile et des militants de partis politiques attendaient les universitaires, en masse, au niveau de l’esplanade de la maison de la culture Taous Amrouche où une foule des plus impressionnantes s’est formée pour entamer l’itinéraire de la marche à destination du palais de justice.

La particularité pour ce mardi réside dans ce rejet massif du simulacre du 12 décembre. Les marcheurs ont scandé des slogans fermes contre la tenue des élections qu’ils considèrent comme une escroquerie de trop de la part d’un pouvoir agonisant appelé à disparaitre.

Une présence significative des présidents d’APC qui ont refusé catégoriquement l’encadrement de cette élection a été constatée lors de cette démonstration de force.

Beaucoup de maires ont été aperçus lors de cette marche, à l’instar de celui d’Akfadou, de celui d’El Flaye et de celui de Fenaia , tous d’obédience RCD.

De nombreuses personnalités politiques, des représentants des organisations des droits de l’homme et du mouvement associatif ont participé à cette énième mobilisation de la ville des Hammadites.

 

Mohamed Labdouci président du bureau régional du RCD , Atmane Mazouz et Nora Ouali députés du même parti, Djamel Benyoub avocat très engagé dans la cause des détenus d’opinion et membre de la direction du RCD, Rachid Saou membre de la direction du RCD ainsi que Fersaoui du RAJ, Said Salhi et Hocine Boumedjane militants des droits de l’homme ont été remarqués dans les différents carrés de cette grandiose marche.

Approché par Ameslay, pendant la marche, le maire de Fenaia Farid Bali a tenu à préciser que les tentatives d’installer des commissions locales de la fameuse autorité de l’organisation des élections, à travers l’harcèlement des secrétaires généraux et des fonctionnaires des APC, est en parfaite contradiction avec le code communal qui désigne le président d’APC comme le premier responsable de la commune.

Les manifestants se sont dispersés au niveau du palais de justice où ils ont, encore une fois, exprimé leur soutien inconditionnel à tous les détenus d’opinion qui sont incarcérés dans les prisons du pouvoir dictatorial.

Moussa Nait Amara

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