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Béjaia : confirmation du rejet massif du simulacre du 12 décembre.

Le 32éme vendredi de Béjaia n’a pas dérogé à la règle de la forte mobilisation devenue une constante dans cette ville rebelle par excellence.

La place de la maison de la culture Taous Amrouche était toute noire et archicomble, avant même l’heure habituelle du départ de la marche. Sur l’esplanade, le sujet des discussions avant la marche était, exclusivement, celui du honteux kidnapping de Karim Tabou, moins de 24 heures après sa libération.

Les carrés se formaient spontanément pour entamer cette 3éme mobilisation avec la même détermination. Celui de la communauté universitaire formé essentiellement, par les membres du collectif des enseignants et ATS était le plus sollicité par les nombreux photographes et autres professionnels de la presse.

Plus loin, un autre carré était aussi des plus remarquables, il s’agit de celui qui a toujours mis en avant la cause des détenus d’opinion. Nous avons constaté à sa tête, le père de Kheirdine Medjani, un détenu de Seddouk et militant du RCD arrêté à Alger et incarcéré à la prison d’El Harrach. Il était accompagné par maitre Boubkeur Hamaili, l’un des avocats les plus engagés dans la noble cause des détenus d’opinion.

D’autres militants politiques et acteurs de la société civile se sont organisés dans des carrés de plus en plus diversifiés et pluriels. Une extraordinaire communion entre les différentes tendances politiques qui mérite d’être chaleureusement saluée.

La présence de nombreux présidents d’APC ne pouvait pas passer inaperçue. Ameslay s’est approché de deux d’entre eux, il s’agit de Mokrane Labdouci maire de Beni-Maouche et Madjid Ouddak maire de Chemini. Dans leur propos, ils ont insisté sur la vitalité du rejet de l’escroquerie électorale du 12 décembre et surtout, ils ont tenu à confirmer la décision courageuse des P/APC de la région de ne pas encadrer cette tartuferie de trop.

Dans une diversité remarquable qui ne peut que renforcer la justesse et la beauté de cette révolution en marche, un consensus est dégagé au niveau de tous les manifestants autour du rejet des présidentielles et aussi sur la nécessité d’un processus constituant pour construire un véritable État de droit. Les candidats à la candidature ont été sévèrement fustigés par les marcheurs. Benflis et Tebboune ont été considérés par de nombreux observateurs avertis, sur la place de Béjaia, comme les deux favoris du pouvoir.

Moussa Nait Amara

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