Bejaia : Le Café Littéraire se tient en plein air.

Interdit de salles, le très actif café littéraire de Bejaia, soutenu par la société civile, a décidé de braver l’interdiction et d’engager des rencontres en plein air, sur l’esplanade de la maison de la culture Taous Amrouche.

Intitulé « cycle de débats populaires sur la révolution en marche »‘, le coup d’envoi de cette louable initiative a été donné ce mardi à 17h30. Pour donner du sens à cette action des plus rebelles, le premier hôte du CLB était le jeune romancier victime de la censure, Anouar Rahmani qui est venu répondre à l’épineuse problématique « pourquoi le pouvoir a-t-il peur de la liberté. »

Connu pour son franc-parler, son audace et sa manière osée de bousculer le conservatisme qui règne au sein de notre société, Le conférencier a rappelé l’importance d’ouvrir le débat sur toutes les questions sociétales qui fâchent.

Une assistance nombreuse est venue débattre avec un écrivain qui a soif de liberté et surtout qui ne mâche pas ses mots.

Pour Anouar Rahmani, la révolution est avant tout celle du changement au niveau du comportement quotidien du citoyen et celle de la véritable citoyenneté et du respect de toutes les libertés sans aucune distinction.
Les interventions du public ont été d’un très haut niveau et elles ont suscité un débat des plus profonds sur les mutations qui doivent s’opérer au niveau de la société algérienne.

Tous les présents sur l’esplanade de la maison de la culture ont avoué qu’ils ont passé un agréable moment de communion littéraire et philosophique et ils ont insisté sur l’importance de la pérennisation de ce genre d’initiatives.

À rappeler que Anouar Rahmani est un jeune auteur en langue arabe qui a à son actif trois romans dont le très controversé « Ce que dieu nous cache » et deux autres titrés : « Les délires de Gabriel  » et « La ville des ombres blanches ».

Lors de son intervention, l’animateur du café littéraire Kader Sadji a tenu à dénoncer énergiquement le refus de délivrer des autorisations à toutes les activités d’ordre culturel et politique. Il a rappelé la détermination du CLB à s’imposer devant le diktat de l’administration.

Moussa Nait Amara

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