Collectif de la société civile pour la transition : « le passage en force électoral est voué à l’échec »

Les organisations, associations, et ligues regroupées dans le cadre du collectif de la société civile « pour la transition démocratique et pacifique » en Algérie dénoncent le passage en force électoral du pouvoir.

Celui-ci « est voué à l’échec », selon le collectif qui s’est réuni aujourd’hui à Alger. Dans un communiqué rendu public, les animateurs de ce collectif rappellent que « le mouvement populaire a exprimé avec force ce vendredi 13 septembre son refus de l’agenda électoral dicté par l’armée et exécuté par un personnel politique illégitime ».

« La mobilisation des Algériens est exemplaire contre des élections présidentielles dans le cadre du même système comme réponse unique à leur élan révolutionnaire du 22 février. Elle maintient que le changement doit être global et passé par une phase de transition, non pas conduite par le pouvoir de fait comme c’est le cas, mais dirigée par les instances que ce sera donné un vrai dialogue national inclusif et souverain. L’orientation de l’action du collectif est, plus que jamais, totalement en phase avec celle du Hirak populaire », lit-on dans ce communiqué.

Selon la même source, le « pouvoir politique, incarné désormais par la personne du vice ministre de la défense, a choisit de répondre aux revendications légitimes des Algériens par le statut quo imposé et le recours à la répression pour le faire accepter ».

« Cette réponse est vouée à l’échec. Les Algériens le démontrent pacifiquement depuis des mois et continueront à le faire. Le collectif s’associe au mouvement à travers le pays pour dénoncer avec force les arrestations de citoyens, manifestants, militants associatifs et politiques de tout bord. Les dernières arrestations d’anonymes, de manifestants, de porteurs de drapeaux, celle en particulier de Karim Tabou leader populaire et chef de parti politique, nous indignent. Elle décuple notre détermination à faire de l’Algérie une terre de liberté ou l’intégrité des citoyens, lorsqu’ils exercent leurs droits civiques, n’est pas menacée par leur propre Etat », souligne le collectif.

« La pire des situations pour les droits et liberté »

Selon les signataires de ce communiqué, « l’évocation même d’un agenda des élections présidentielles dans ce climat de répression contre la pratique politique est une nouvelle insulte pour les millions d’Algériens qui ont exprimés pacifiquement depuis le 22 février dernier leur aspiration à vivre libres et dignes ».

Pour eux, la situation des droits et libertés est aujourd’hui pire que celle qui prévalait sous l’ère de Bouteflika et de sa Issaba. « Les opposants et les candidats ex et éventuels- aux élections sont emprisonnés, les réunions publiques sont interdites, la capitale est sous un état de siège qui ne dit pas son nom, les manifestants sont régulièrement interpellés, la justice est directement aux ordres, les médias audio-visuels sont des propagandistes contre le peuple et pour le nouvel homme fort du pays », déplorent-t-ils, en rappelant leur détermination à poursuivre la lutte jusqu’à la réalisation des aspirations des citoyens, dont la tenue d’une conférence nationale unitaire.

Massinissa Ikhlef

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