Dans un nouveau discours : Gaïd Salah s’attaque à l’opposition et impose la tenue des « élections dans les délais »

Le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, se montre décidé à imposer la tenue, dans les délais qu’il a lui-même fixés, de l’élection présidentielle. Il affirme même être sûr de leur organisation avant la fin de l’année en cours. C’est une « priorité », estime-t-il.

« Remettre le pays sur la bonne voie requiert nécessairement de définir les priorités, et il n’y a pas l’ombre d’un doute que la priorité qui s’impose en ces circonstances que traverse l’Algérie, est la tenue des présidentielles dans les délais impartis », lance-t-il, dans un nouveau discours prononcé, aujourd’hui à partir d’une caserne de la 5ème région militaire.

Pour lui, l’organisation de cette échéance, en dépit du rejet populaire, est une certitude. « Nous avons parlé auparavant de la nécessité d’accélérer la tenue des présidentielles, mais aujourd’hui nous sommes absolument certains que celles-ci se dérouleront dans les délais déterminés, grâce à la bonne perception du peuple quant aux agendas de certaines parties bien connues, qui n’ont aucun lien avec l’intérêt du peuple algérien », dit-il, en s’attaquant violemment à l’opposition, en usant d’un jargon peu respectueux pour un haut responsable d’une institution officielle.

En effet, Ahmed Gaid Salah n’a pas hésité de traiter les opposants à sa feuille de route de « parties hostiles » et de « petite horde nuisible » qui auraient, selon sa logique, « peur de la démocratie et des urnes ».

Pour lui, ces parties agissent dans le cadre « des agendas dictés par des entités hostiles à l’Algérie, qui consentent tous les efforts tendancieux afin d’entraver la solution constitutionnelle, en l’occurrence la tenue des présidentielles ».

«Ces parties hostiles sont parfaitement conscientes que la tenue des présidentielles signifie le début d’ouverture sur la démocratie réelle. Ceci est loin de plaire à cette horde, qui agit selon la logique de la bande, laquelle consiste à appliquer le principe de désinformation et à se cacher derrière des slogans, aujourd’hui mise à nu devant l’opinion publique nationale », ajoute-t-il.

Selon lui, les slogans scandés par les Algériens dans les marches et les réactions des citoyens sur les réseaux sociaux sont l’œuvre de « cette petite horde » qui « réclame la démocratie d’une part, et œuvre inlassablement pour ne pas l’atteindre d’autre part ».

« En situation de crise réelle, ils se retrouvent face à deux options, soit accepter le résultat des urnes ou se mettre à l’écart du choix populaire, ce qu’ils n’accepteront jamais. Raison pour laquelle, ils cherchent une troisième alternative aux conséquences inconnues et aux répercussions imprévisibles, car totalement loin de l’intérêt du peuple algérien », estime-t-il encore.

Pour lui, la période de transition réclamée est « une alternative nihiliste, stérile et sans perspective, qui expose la sécurité et la stabilité de l’Algérie à d’innombrables périls ». Toute en assurant que l’armée « accompagnera le processus jusqu’à la tenue des élections », le chef d’état-major de l’ANP affirme que « les Algériens participeront massivement à cette échéance ». « Nous sommes parfaitement certains que sa participation à l’élection du futur Président de la République sera massive et affluente, en toute liberté, intégrité et transparence pour faire le bon choix », conclut-il.

Massinissa Ikhlef

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