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Election du 12 décembre : les islamistes refusent de participer à la légitimation du scrutin

Le scrutin présidentiel programmé par le pouvoir en place pour le 12 décembre risque d’être une joute interne au régime. Et pour cause, les principaux partis d’opposition refusent de cautionner ce « coup de force ».

Si les forces de l’alternative démocratique avaient tranché cette question depuis plusieurs mois en exigeant une réelle transition démocratique, les partis islamistes créent la surprise. Les « deux poids lourds de ce courant », compte tenu de leurs résultats électoraux habituels, en l’occurrence le MSP d’Abderrazak Makri et le FJD d’Abdellah Djaballah, refusent de participer à la légitimation de ce rendez-vous.

Partisans des élections « dans les plus brefs délais », ces deux formations se ressaisissent. Ils estiment, finalement, que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de cette échéance. Le premier à exprimer son rejet de ce rendez-vous est le président du FJD, Abdellah Djaballah.

Ayant réuni, samedi dernier le conseil consultatif de sa formation, ce dernier estime que « la poursuite du mouvement dans ses marches pacifiques et son attachement à ses revendications constituent un message clair au pouvoir ».

« Il est impossible de convaincre la population de la possibilité d’organiser des élections sans que le pouvoir de fait ne prenne un certain nombre de mesures pour rétablir la confiance. Parmi ces mesures, il y a le départ des symboles et des résidus de l’ancien régime, en particulier le Premier ministre Bedoui, son gouvernement et le chef d’État illégitime, rejetés par la population», note le FJD dans un communiqué. Cependant, ce parti peut opter pour le soutien d’un des candidats engagés dans la course.

Lui emboitant le pas, le MSP a été très critique à l’égard du processus électoral lancé par le pouvoir. Il justifie sa non-participation à cette élection par l’absence de toute garantie d’éviter la fraude électorale.

« Nous avons remarqué plusieurs niches de la fraude, à commencer par le fichier électoral qui n’est toujours pas assaini. De plus, l’instance de dialogue et l’autorité des élections ont été désignées par le pouvoir et ne disposent d’aucune indépendance. A cela, il faut ajouter les graves lacunes relevées dans les textes de loi adoptés par le Parlement qui excluent les partis du contrôle de l’opération électorale », souligne Abderrazak Makri, lors d’une conférence de presse, animée aujourd’hui à Alger.

Le seul parti islamiste engagé dans cette course est celui présidé par le transfuge du MSP, Abdelkader Bengrina, en l’occurrence El Bina. Cette formation est cependant sans aucun poids et sa représentation dans le courant islamiste est quasi insignifiante.

Massinissa Ikhlef

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