Élection présidentielle : le Conseil des ministres lance le processus

Le pouvoir lance le processus d’organisation de l’élection présidentielle. Au lendemain de la réception du rapport du panel de dialogue et de médiation, le Conseil des ministres, réuni aujourd’hui sous la présidence du chef de l’Etat intérimaire, Ahmed Gaïd Salah, a adopté les deux projets de loi nécessaires, selon les autorités, pour l’organisation de cette joute : projet de loi organique relatif à l’Autorité électorale nationale indépendante et celui relatif à la révision de la loi électoral.

Les deux documents, présentés par le ministre de la justice, reprennent l’ensemble des propositions contenues dans le rapport de l’instance présidée par Karim Younes. Avec l’adoption de ces deux documents, les tenants du pouvoir se montrent décidés à aller au bout de leur démarche, malgré le rejet populaire. Intervenant à cette occasion, Abdelkader Bensalah estime que « la création de cette nouvelle Autorité nationale constitue une réponse concrète aux aspirations de notre peuple qui a revendiqué, pacifiquement, un changement profond de notre système de gouvernance, fondé sur de nouvelles règles d’impartialité, de transparence et d’équité ».

« Elle vise également à satisfaire une demande récurrente de la classe politique concernant la mise en place de nouvelles règles à même de garantir la transparence des élections et de consacrer le processus démocratique, afin de permettre au peuple de se prononcer en toute liberté et souveraineté lors de la prochaine consultation électorale, pour élire le président de la République et barrer ainsi la route à l’aventurisme et à ses augures », déclare-t-il.

Le Chef de l’Etat, selon la même source, « a saisi cette occasion pour lancer un appel aux forces politiques, aux représentants de la société civile et aux personnalités nationales pour poursuivre le dialogue et les concertations, pour la mise en place de l’Autorité ».

Selon lui, « cette mesure de première importance, permettra l’organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle, seule à même de permettre au pays de sortir de l’instabilité politique et institutionnelle et de déjouer les dangers du vide institutionnel ».

La prochaine étape sera, sans doute, la convocation, comme l’a ordonné le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, du corps électoral qui devra intervenir le 15 septembre prochain.

Massinissa Ikhlef

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