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Forte mobilisation des étudiants : « Mettez-nous tous en prison, pas d’élections »

Le coup de force contre la volonté populaire tenté par le pouvoir en place ne passe pas auprès des Algériens. Les étudiants l’ont confirmé, aujourd’hui, à l’occasion de leur 30e marche. En effet, à Alger et dans plusieurs villes du pays, à l’Est et à l’Ouest, la communauté estudiantine a donné une réponse claire, nette et sans bavure aux tenants de régime qui ont lancé, officiellement, le processus de leur élection avec la convocation du corps électoral pour une présidentielle le 12 décembre prochain.

« Mettez-nous tous en prison, nous n’arrêterons pas » et « makench intikhabat, ma3a el 3issabat », scandent les manifestants dans la capitale, dont la marche a débuté à partir de la place des Martyrs en direction de la place Audin. La manifestation a drainé une foule compacte d’étudiants et de citoyens qui se sont joints à eux, en dépit de la présence sur les lieux d’un important dispositif policier qui a tenté de faire avorter le rendez-vous.

En civil ou en uniforme, les forces de police ont précédé à de véritables rafles parmi les manifestants. Des dizaines d’entre eux ont été interpellés et conduits vers les différents commissariats, sous les cris des manifestants qui dénoncent l’attitude des agents de police : « Haggarine ! Haggarine » et « Etelqu wladna ya el haggarine (libérez nos enfants !).

Comme d’habitude, la foule des manifestants a entonné de nombreux slogans hostiles au chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah. « Esma3 y a Lgaid, daoula madinia, matchi 3askaria (écoutes bien Gaid Salah, nous voulons un Etat civil et non pas militaire », lancent encore les étudiants.

Arrivés à la grande poste, les manifestants ont même brandi un drapeau Amazigh en scandant le slogan habituel : « Les Algériens dhimazighen, wa el Gaid salah dez m3ahoum (les Algériens sont des Amazigh et toi Gaïd Salah fait ce que tu veux) ».

Outre Alger, les étudiants ont aussi marché en masse dans les villes d’Oran, de Constantine, d’Annaba, de Tizi Ouzou, de Bejaia, de Mostaganem et de Sétif…Cette mobilisation est prélude pour le 31e vendredi du Hirak qui s’annonce plus chaud, malgré la décision du pouvoir d’accentuer la répression.

Massinissa Ikhlef

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