Gaïd Salah ,BenSalah, ses juges, son panel et ses médias me nassent.

D’Oran à Ouargla, Gaïd Salah me menace , m’insulte et me traite de traitre à la solde des ennemis de la nation pour avoir osé revendiquer mon Algérie. Celle des millions de mes compatriotes: une république moderne, démocratique, sociale, civile et non militaire. En une pièce et en deux actes, le « vice-de ministre » des défenses éléphantesques contre la volonté du peuple et en mauvais Stalinien dévoile le secret de polichinelle et décide de la date de la convocation du corps électoral ,agite la menace et l’exécute: Il envoie ses « Brigades Rancœur Inouïe dites BRI » chasser les militants du RAJ à Bejaia ,il instruit ses « cols marrons » de l’administration pour interdire par trois fois, comme au divorce à la musulmane, la convention nationale des Forces de l’Alternative Démocratique. Il lâche ses médias et ses juges habillés en treillis verts, en hordes, pour des descentes punitives contre toute voix discordante. Il loue, glorifie et encense ,par contre, l’échec de la mission « K rime avec you Ness » Une sorte de pas « net » ou de pas « nel » qui sonne comme un vœux ou même une imposition contre la volonté du peuple.

Après un exercice et une gymnastique linguistiques ardus et après exploration de l’innommable décision du ministre de « long -saignement super-rieur », je suis arrivé, quand même, à en décoder la teneur et l’inspiration: Au mode « trilinguisme Sana Ra3a » (quatrième année primaire), El Gaid nous suggère: « k » rime avec vous, peuple. Vous remplace » you »,le mot équivalent en anglais. Peuple remplace « ness » en arabe. Ma formation politique et ma connaissance du système politique algérien me font comprendre que « K » se réfère à « képi  » et non au pauvre « karim ». Donc en final, Gaïd nous suggère que le képi ou le militaire soit notre sort. Ce à quoi le peuple répond par la négative . Ce qui irrite davantage le nouveau maître d’Alger. Ce dernier , apeuré et fâché, entôle le centre d’Alger, encercle la capitale d’Algérie et rappelle son « sous-berzidan » et son harem de ses deux chambres pour la forme .

Pour le fond, il s’en charge à Constantine. Sachant que le temps joue en sa défaveur et craignant le retour du tsunami qui a emporté son idole et une partie de son orchestre, il pousse au pire. Il prend son chapelet à boules « d’or dur » pour les faire éclater à la face du peuple et de son élite démocratique. Puantes, insultantes et grotesques! Il ordonne aux » télés de sa vision » et leurs « journaliénistes » de chier la haine et la discorde . Il somme les rangers puant la bouse au lieu de sentir la cire d’abeille de kidnapper un leader d’un parti politique, d’arrêter des militants démocrates devant le siège régional de leur parti à la rue Didouche , de terroriser et de museler toute voix discordante. Il oublie que ce peuple qui a vécu la guerre, qui a vécu le terrorisme a le droit mais surtout la détermination de vivre dans la liberté et la démocratie (pour paraphraser le président du RCD, Mohcine Belabbas).

En effet , le peuple en est décidé .Le vendredi, trentième référendum de sa révolution, il l’a clairement signifié en apportant, synchroniquement aux quatre coins de cette patrie, la réponse cinglante à Gaid Salah.

Oui ce peuple a décidé d’en finir avec l’empêcheur de la réalisation de son rêve. Je m’y souscrit et qu’El Gaid, sa justice, ses relais, mouches, bottes, godasses et rangers me nassent !

Kamel Aidli

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