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Il a remis son rapport à Bensalah: fin de mission pour le panel de dialogue, mais pas pour Karim Younes

 

Fin de mission pour le Panel de dialogue et de médiation conduit par Karim Younes. L’instance vient de remettre son rapport au chef de l’Etat, Abdelakder Bensalah, et espère voir ses propositions mise en application…pour aller vers une élection présidentielle dans les plus brefs délais, comme le veut le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.

« Nous sommes optimistes quant à l’application des propositions contenues dans ce rapport », affirment les membres de cette commission. Intervenant lors d’une conférence de presse, animée aujourd’hui à Alger, les animateurs de ce panel estiment même avoir ressenti « une volonté du chef de l’Etat « de répondre favorablement à toutes les exigences émises dans ce document de plus de 200 pages ».

Selon eux, le document, qui constitue une synthèse des propositions de toutes les parties consultées et des initiatives émises par les différents pôles (société civile, alternative démocratique et pole de changement), proposent des mesures pratiques pour préparer le terrain pour une joute électorale transparente.

« Pour aller à une élection présidentielle, il faut mettre en place un climat de confiance. Dans le rapport, nous avons souligné la nécessité de mettre en place des mesures d’apaisement, dont le départ du gouvernement Bedoui, la libération des détenus d’opinion et l’ouverture des champs politique et médiatique », explique Karim Younes, qui précise que le chef de l’Etat « n’a émis aucune objection concernant l’application de ces préalables ».

Dans ce sens, les membres de Panel affirment qu’il est nécessaire d’ouvrir les champs politique et médiatique, en dénonçant l’interdiction de la conférence des forces de l’alternative démocratique.

Représentativité en cause

En présentant les résultats de leur mission, les membres de Panel se sont montrés mal à l’aise face au journalistes qui leur ont rappelé l’opposition du Hirak à l’option d’organiser une élection présidentielle sans le départ des symboles du régime et la représentativité remise en cause des partis et organisations ayant pris part à ce dialogue.

Ainsi, les Karim Younes, Bouzid Lezhari et Ammar Belhimer ont refusé d’admettre que les participants à leurs mission de dialogue ne représentent pas le mouvement populaire qui a exprimé, notamment vendredi dernier, son rejet des options du régime en place.

« Nous avons rencontré 23 partis et 5670 organisations et personnalités. Tout le monde était d’accord pour aller vers une élection présidentielle. Nous n’avons fait que reprendre leurs propositions dans ce rapport qui émet des propositions sur la création de l’instance indépendante d’organisation des élections et la révision de la loi électorale, en suggérant 120 amendement », arguent-ils.

Selon le document, le Panel propose un projet de création d’une instance indépendante d’organisation des élections et des amendements de la loi électorale. Selon la Constitutionnaliste Fatiha Benabou, la création de cette instance n’est pas antinomique avec la constitution qui prévoit seulement une haute instance de surveillance des élections.

« La souveraineté populaire prime sur tout autre artifice juridique. Aujourd’hui, celui qui détient le pouvoir constituant qui est le peuple exige la mise en place de cette instance indépendante. Il faut donc se soumettre à sa volonté », dit-elle.

A l’occasion de cette conférence, le Panel annonce la fin de sa mission. Mais son coordinateur, Karim Younes vient d’hériter d’une autre. En effet, le chef de l’Etat, selon un communiqué de la présidence, « l’a appelé à poursuivre ses efforts et à mener les consultations nécessaires pour former et installer une autorité indépendante chargée des élections ».

Massinissa Ikhlef

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