La LADDH dénonce une « escalade dangereuse dans la répression du mouvement pacifique »

 

La ligue algérienne pour la Défense des droits de l’homme (LADDH) dénonce une escalade dangereuse dans la répression du mouvement populaire pacifique. Dans un communiqué signé par son vice-président, Saïd Salhi et rendu public, ce matin, l’organisation revient sur la nouvelle arrestation de Karim Tabbou, moins de 24 heures après sa remise en liberté provisoire, et les interpellations des militants de l’Association RAJ, Karim Boutata et Ahcene Kadi.

« Des arrestations arbitraires et ciblées ont eu lieu jeudi à Alger. Elles ont touché des militants politiques et de la société civile ; il s’agit de la nouvelle arrestation chez lui de Karim Tabbou alors qu’il a été mis en liberté provisoire mercredi soir par un tribunal indépendant et de l’arrestation des deux militants de l’association RAJ; Karim Boutata et Ahcene Kadi arrêtés séparément dans des cafés à Alger centre », rappelle la LADDH dans son communiqué.

Exprimant « sa pleine solidarité avec les prévenus, l’ONG rappelle « au gouvernement, ses obligations en matière de respect du droit interne, des instruments internationaux des droits humains contenus dans les conventions ratifiées par l’Algérie ».

Pour la LADDH, « ces nouvelles arrestations arbitraires car contraires aux garanties légales et aux droits des citoyens, suscitent beaucoup de questions et d’inquiétudes ». « Qui a ordonné ces arrestations ? Quelle est la partie qui les a exécutés et quel sont les lieux de détentions des prévenus ? », demande la LADDH, précisant qu’aucune information n’a été donnée jusqu’à l’instant, ni a leurs familles, ni aux avocats ou proches.

Tout en appelant à la libération inconditionnelle des détenus et à l’ouverture du champ politique et médiatique, la LADDH « réitère à l’occasion sa demande de mesures d’apaisement et appelle le pouvoir, à sa tête le pouvoir réel à la clairvoyance et à la retenue face à un mouvement populaire patriotique et résolument pacifique ».

La LADDH appelle à l’annulation de ces « élections et à l’ouverture d’une négociation directe en vue d’une solution politique consensuelle et apaisée vers la nouvelle république démocratique sociale et civile ».

Massinissa Ikhlef

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