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L’Algérie rejoint le carré des grandes dictatures militaires et Mohsine Belabbas résume la situation actuelle

L’Algérie est entrée officiellement dans le carré des grandes dictatures militaires. Le commandement militaire passe à un stade supérieur de répression de la révolution citoyenne pacifique portée à bras le corps par des millions d’algériens et d’Algériennes. Après l’échec pathétique de la contre-révolution dirigée avec des chambres d’opération mises en service à Dubai, Le Caire et Paris, le pouvoir réel n’a plus le choix que de passer à une option tant repoussée : la répression tous azimuts.

Sur ordre du commandement militaire, Karim Tabou, une des figures de proue de la contestation populaire, est arrêté sans mandat d’arrêt ni notification devant chez lui. Il est présenté aujourd’hui devant le juge d’instruction près le tribunal de Koléa et placé sans trop tarder sous mandat de dépôt. Des informations parlent d’autres arrestations imminentes dans les rangs de la révolution citoyenne. Le pays retient son souffle et le peuple , comme un seul homme, ne semble pas céder à la terreur. Dans toutes les pages Facebook Algériennes, le mot d’ordre est à la mobilisation, l’union et surtout la retenue. Personne ne veut de la réaction violente aux provocations du pouvoir. Tous veulent le maintien de la pression populaire pacifique.

Hier soir, la télévision nationale publique a dérapé. Elle a diffusé des propos de personnes roulant pour le chef d’état major mettant en péril l’unité nationale et la cohésion sociale. ce dérapage est enregistré au moment où des jeunes activistes du courant souverainiste  sont arrêtés à Tizi Ouzou et Karim Tabou, pris vers une destination inconnue. Les événements d’hier et leur instantanéité sentent la provocation et la recherche d’une réaction violente qui ne veut pas arriver.

Le président du RCD, Mohsine Belabbas, résume bien la situation dans un post publié l’après midi de jeudi, en kabyle, sur sa page Facebook. « On n’est pas de ceux qui désertent le champs de bataille en temps de crise. Nous abordons la situation telle qu’elle se présente. Le pouvoir veut se faciliter la tâche pour placer ses affidés comme responsables de notre destin. Le pouvoir veut, aujourd’hui, nous dévier et nous pousser vers les sentiers de la violence. Depuis toujours, il cherche la confrontation brutale. Et nous, nous affirmons que nous ne plierons pas et nous ne romprons pas. Et chacun reconnaitra les siens ».

Arezki Lounis

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